Pour l’amour de l’enseignement
Phyllis Arnold visitait le Vieux Québec avec son mari, il y a quelques années, lorsque son regard a été attiré par le manuel d’histoire du Québec et du Canada que tenaient des élèves de 7e année en excursion dans le quartier et dont l’auteure n’était autre qu’elle-même. Bien que Mme Arnold, gouverneure et fellow de la Société géographique royale du Canada, soit à la retraite depuis huit ans, il lui arrive encore de voir certains des 76 manuels scolaires qu’elle a écrits au cours de sa carrière. Arnold Publishing Ltd., société qu’elle a fondée en 1967 avec une mise de fonds de 50 $, est maintenant l’un des éditeurs indépendants de manuels scolaires les plus prospères au Canada.
« Prendre des notions historiques et géographiques complexes et les présenter de manière à ce que les élèves apprennent quelque chose constitue un réel défi », explique Mme Arnold. Voulant aider les élèves à retenir des faits, elle a conçu ses livres pour l’« apprenant visuel d’aujourd’hui » à l’aide d’images et de jeux de simulation tels que Marooned, dans lequel une classe est abandonnée sur une île déserte imaginaire.
Leane de Laigue, qui enseigne les études environnementales aux élèves du secondaire, à Vancouver, ne se souviendra pas seulement de Mme Arnold pour ses livres. L’an dernier, le Conseil canadien de l’enseignement de la géographie lui a remis la bourse de perfectionnement professionnel Phyllis Arnold, créée par Mme Arnold en 2001 pour faciliter la participation des enseignants à des ateliers et à des cours de perfectionnement professionnel. Mme de Laigue a mis à profit la subvention pour suivre des cours d’orientation et de survie en milieu sauvage. « Je voulais me sentir plus à l’aise lorsque j’amène les élèves dans la nature », déclare-t-elle. Mme Arnold, une ancienne enseignante qui a fait carrière à Edmonton, juge important que les professeurs étendent leur horizon au-delà de la salle de classe et s’intéressent à l’actualité en matière d’enseignement de la géographie.
— Jessica Sims
Enseignement - 3/10/2010
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« Dans mon enfance, j’entendais souvent parler de l’aciérie
de Sydney, des mares de goudron et de la controverse entourant leur décontamination.
Plus je lisais et j’apprenais de choses, plus ma curiosité grandissait. Cela
me semblait un sujet d’étude tout indiqué. »
— Hannah MacDonald,
Université Mount Allison
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