La Société géographique royale du Canada
  
Mieux faire connaître
le Canada aux Canadiens
et au monde entier.







Éditeurs de Canadian Geographic et géographica


 

Médaille d’Or

Lauréat 2011 - Sir Christopher Ondaatje

Sir Christopher Ondaatje (à gauche) reçoit la Médaille d’Or 2011 des mains de John Geiger, président de la SGRC. (Photo : David Trattles)

Un explorateur et parrain de la géographie reçoit la Médaille d’Or
De 1970 à 1990, Sir Christopher Ondaatje a mené une double vie : au travail, il était reconnu comme un analyste financier hors pair, dont le cabinet, Loewen Ondaatje McCutcheon, rapportait des millions à ses clients. Loin de la jungle urbaine de Bay Street, Sir Christopher — récipiendaire en novembre du prix le plus prestigieux de la Société géographique royale du Canada, la Médaille d’Or — était en quête d’autres exploits. Après avoir dévoré le récit des aventures de l’explorateur britannique Sir Richard Burton, il décide en 1988 de quitter la course folle à l’argent et, de son propre aveu, il jette sa carrière par-dessus bord.

« En étudiant les textes, on constate des incongruités. Si, comme moi, vous retracez pas à pas l’expédition Burton-Speke, vous voyez que ce qui est écrit, ce qu’ils ont prétendu, n’est pas toujours véridique. »

En 1996, avec quatre guides tanzaniens, Ondaatje parcourt en Land Rover quelque 10 000 km en une centaine de jours, en suivant l’itinéraire de Burton et Speke : il remonte le Nil jusqu’au vaste lac qu’on a baptisé lac Victoria. Burton s’était arrêté là, considérant qu’il était parvenu à la source du fleuve. Mais le lac lui-même est alimenté par un cours d’eau, et Ondaatje continue sur les traces de Speke au-delà des chutes Murchison (ou Kabalega) jusqu’au lac Albert, le plus petit des deux bassins alimentant le Nil, déjà reconnu par Hérodote il y a plus de 2000 ans. « Le Nil, dit Ondaatje, prend sa source au lac Albert, traverse le désert et se jette dans la Méditerranée. À mon avis, c’est Hérodote qui avait raison. »

Le but de cette expédition, relatée dans Journey to the Source of the Nile, paru en 1998, était de confronter les allégations des explorateurs anglais à sa propre expérience éprouvante sur le terrain. « Ce qu’a fait Sir Christopher, c’est revoir les sites importants de l’exploration et les mettre sous un jour plus clair, dit John Geiger, président de la Société. Il souligne que M. Ondaatje reçoit la médaille à la fois pour son appui à la géographie et pour son œuvre. Il a une stature mondiale. »

Le dernier livre du médaillé, The Last Colonial: Curious Adventures & Stories from a Vanishing World, contient un recueil d’anecdotes tirées de ses voyages et de ses expériences, ainsi que de courts essais sur des personnages comme Ernest Hemingway et Burton lui-même. Paru en 2011, l’ouvrage revient sur un des thèmes préférés d’Ondaatje : le léopard.
À 78 ans, Ondaatje continue d’écrire et demeure d’une grande curiosité intellectuelle. Il souhaite explorer les régions les plus anciennes du Moyen-Orient, dont beaucoup demeurent inaccessibles en raison des troubles civils. Mais l’auteur demeure déterminé parce qu’à son avis, il faut voir pour croire. « 0n ne peut pas changer l’histoire. Voyagez, ouvrez vos yeux. Plus vous en saurez, plus vous découvrirez de choses. »

— John Lorinc

« Lauréat 2010: Comité national canadien de l’Année polaire internationale Lauréat 2011: Parcs Canada »

« Dans mon enfance, j’entendais souvent parler de l’aciérie de Sydney, des mares de goudron et de la controverse entourant leur décontamination. Plus je lisais et j’apprenais de choses, plus ma curiosité grandissait. Cela me semblait un sujet d’étude tout indiqué. »

— Hannah MacDonald,
Université Mount Allison
© 2017 La Société géographique royale du Canada CARTE DU SITE  |   RÉTROACTION  |   PROTECTION DES RENSEIGNEMENTS  |   MODALITÉS D'UTILISATION  |   ENGLISH