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La Médaille d'exploration Sir Christopher Ondaatje

Lauréat 2013 - Jill Heinerth



(Photo: Wes Skiles)

C’est à l’occasion de plongées sur les épaves du Saint-Laurent près de Kingston et Brockville, en Ontario, et dans les eaux du lac Huron au large de Tobermory, Ontario, que Jill Heinerth a eu son premier contact avec les mystères qui tapissent les fonds des lacs et des océans du monde. En explorant une grotte sous-marine appelée « The Caves », près de Tobermory, elle a eu le souffle coupé en parcourant ce vaste espace semblable à une cathédrale. 

Les plongées de soirée et de week-end deviennent vite insuffisantes et elle abandonne en 1991 sa carrière de graphiste pour se consacrer à l’exploration des cavernes. Depuis lors, elle a exploré les profondeurs marines de l’Antarctique à la Russie. « Lorsque je nage dans une caverne, j’ai l’impression de naviguer dans les veines de la Terre mère », explique la première lauréate de la Médaille d’exploration Sir Christopher Ondaatje.

En 1998, Heinerth s’est jointe à l’équipe qui a réalisé la première carte en trois dimensions d’un système de cavernes, à Wakulla Springs en Florida. Durant l’une des missions de cartographie, Heinerth et son partenaire d’exploration Brian Kakuk, ayant terminé leur tâche plus tôt que prévu, ont décidé de poursuivre leur exploration et découvert une nouvelle caverne. Par la suite, Heinerth a appris qu’elle avait parcouru plus de 3 000 mètres – jamais auparavant une femme n’avait pénétré aussi loin dans une caverne. Mais le plus important, selon elle, reste le succès du nouvel appareil utilisé par son équipe : la NASA envisage maintenant d’utiliser un appareil semblable pour cartographier les océans du satellite de Jupiter, Europe.

En parcourant les cavernes sous-marines, Jill Heinerth a été témoin de l’ignorance de l’humanité de la façon dont nos actions influent sur les ressources en eau. Elle a constaté l’histoire des changements climatiques par les marques laissées par le niveau de la mer loin sous la surface de l’océan, ce qui l’a incitée à contribuer à changer les choses. Le projet « We are Water » de Jill Heinerth vise à améliorer la connaissance de l’eau grâce à des ressources éducatives gratuites. Elle souhaite ensuite franchir le Passage du Nord-Ouest au tuba avec une équipe de relais composée de femmes, afin de souligner la question de la fonte des glaces dans le Nord. « Je nage dans les forces vives de notre planète. Je nage dans votre eau potable », dit-elle. « Nous devons tous savoir comment nous pouvons protéger cette ressource pour les générations qui viendront après nous. »


« Dans mon enfance, j’entendais souvent parler de l’aciérie de Sydney, des mares de goudron et de la controverse entourant leur décontamination. Plus je lisais et j’apprenais de choses, plus ma curiosité grandissait. Cela me semblait un sujet d’étude tout indiqué. »

— Hannah MacDonald,
Université Mount Allison
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