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Des images qui valent mille mots

Photographer Paul Nicklen
(Photo : Paul Nicklen)
Paul Nicklen emporte généralement quelque 450 kilos de matériel, dont six appareils photos, deux caissons en aluminium moulé pour appareils photos sous-marins, une douzaine d’objectifs et une combinaison de plongée étanche munie d’un appareil à circuit fermé qui recycle l’air expiré. Il met cette demi-tonne de matériel dans une quinzaine de sacs et de caisses qu’il empile sur trois chariots à bagages reliés par des cordes et se fraie un chemin à travers les douanes à grands renforts de diplomatie. La photographie de nature, à ce niveau élitiste, est coûteuse, stressante et constitue l’épreuve par excellence du courage et de l’autonomie.

« Les gens ne se rendent pas compte de ce qu’il y a derrière la prise d’une photographie », déclare M. Nicklen, depuis sa résidence à Whitehorse. « Lorsqu’on travaille pour des magazines comme le National Geographic, c’est souvent la peur qui nous motive : la peur de l’échec. Pour moi, c’est le travail le plus difficile au monde, mais aussi le plus merveilleux. »

Le seul fait de voir ses images publiées dans des magazines populaires satisfaisait autrefois le photographe lauréat, qui est né en Saskatchewan, a grandi à Kimmirut, au Nunavut, et a reçu une formation en biologie marine. Mais après quelques années, son enthousiasme s’est refroidi et il a réalisé que les compétences qu’il avait acquises comme biologiste et sa connaissance du milieu naturel étaient trop précieuses pour qu’il les gaspille à ne prendre que de belles photos.

Fidèle collaborateur d’une foule de grands magazines, dont le Canadian Geographic, M. Nicklen, âgé de 40 ans, touche des millions de personnes dans le monde entier.

Qui plus est, l’attention de la communauté internationale étant tournée vers les milieux fragiles de l’Arctique et de l’Antarctique — la spécialité de M. Nicklen —, le photographe est dans une position idéale pour atteindre son objectif suprême : amener les gens à se soucier de l’effet des changements climatiques sur les espèces polaires et leurs habitats.

Paul Nicklen nous fera part de ses expériences le 22 avril au théâtre Centrepointe d’Ottawa dans le cadre de la série de conférences organisées par la Société de géographie royale du Canada.

— Lisa Grégoire


«  Nanuk (mot inuit qui signifie ours blanc) symbolise l’Arctique plus que tout autre animal. Comme le paysage environnant, l’ours blanc impressionne tant par sa taille que par sa beauté brute »

— Ian Stirling, chercheur scientifique émérite, Environnement Canada
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