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Pour que survive la sagesse ancestrale

Dans un monastère népalais, une nonne bouddhiste salue un visiteur.
(Photo : Wade Davis)
Globe-trotter dont les pérégrinations feraient rougir Indiana Jones lui-même, l’anthropologue et ethnobotaniste Wade Davis se repose de ses voyages en rédigeant sur notre aventure humaine commune une conférence qui sera présentée à Ottawa. M. Davis, qui est né et a grandi au Canada, est l’invité de la National Geographic Society, à Washington D.C, à titre d’explorateur en résidence. Il a fait profession de scruter le cœur et l’âme de diverses cultures aux quatre coins du globe, des montagnes de l’Himalaya à la haute mer du Pacifique Sud, étudiant la vie des gens dont l’histoire définit chaque lieu visité. Ses comptes rendus sont émaillés de rencontres inoubliables : des shamans qui officient en psalmodiant sous l’emprise de la drogue, des navigateurs polynésiens aux nuits sans sommeil qui font surgir des îles d’un horizon désert, et une nonne bouddhiste dont les yeux étincellent après des décennies à méditer dans la même cellule d’un monastère.

Dans ses récits, M. Davis présente les multiples façons dont les êtres humains abordent la vie. Selon lui, ce vaste éventail de possibilités se rétrécit à toute allure sous l’action de forces économiques et technologiques qui nous entraînent tout droit vers une société planétaire plus homogène. L’appétit de progrès matériel est en train de détruire tout un patrimoine de paysages exceptionnels, reléguant les sociétés traditionnelles dans l’obscurité et réduisant à néant tout un passé collectif.

« À la surface de la Terre, écrit M. Davis, se propage un feu qui consume plantes et animaux, savoir ancestral et sagesse visionnaire. Il menace un vaste réservoir de connaissances et d’expertise, un catalogue de l’imaginaire, une langue orale et écrite s’appuyant sur les souvenirs d’innombrables anciens : guérisseurs, sages-femmes, pêcheurs, guerriers, agriculteurs, poètes ou saints. »

Loin de constituer un ensemble de reliques et d’artéfacts, l’univers exotique que dépeint M. Davis dans ses livres - dont The Wayfinders, publié l’an dernier - dévoile le vrai visage de l’humanité. L’auteur nous invite à envisager d’abandonner notre course folle vers un avenir spirituel appauvri et nous exhorte à entreprendre plutôt une nouvelle quête ayant pour objectif le respect et la préservation de nos nombreuses racines culturelles.

« Ce que ce voyage nous révélera, au bout du compte, c’est la mission qui nous attend pour le siècle à venir, déclare-t-il. Étouffer cette flamme, et réapprendre à apprécier la diversité du génie humain qui s’exprime dans la culture, fait partie des grands défis de notre époque. »

M. Davis, gagnant en 2009 de la médaille d’or décernée par la Société géographique royale du Canada, sera au théâtre Centrepointe d’Ottawa le 28 avril dans le cadre de la série de conférences organisée par la Société.

— Tim Lougheed


«  Nanuk (mot inuit qui signifie ours blanc) symbolise l’Arctique plus que tout autre animal. Comme le paysage environnant, l’ours blanc impressionne tant par sa taille que par sa beauté brute »

— Ian Stirling, chercheur scientifique émérite, Environnement Canada
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