Programme d’expéditions
Une ascension réussie
Le compagnon de cordée de James Coleridge, Len Vanderstar, descend du sommet du mont Fairweather, en Colombie-Britannique.
Photo : James Coleridge
Le temps que passe une tempête, dans une tente sur le mont Elbrus en Russie, James Coleridge s’est trouvé entouré d’alpinistes ukrainiens qui parlaient à peine l’anglais. C’était en 2003 et après avoir commencé ses escalades en haute montagne un an plus tôt, Coleridge avait déjà gravi les plus hauts sommets de l’Afrique et de l’Amérique du Nord et du Sud. « Mais les Ukrainiens ne m’ont pas posé une seule question sur ces montagnes, a‑t‑il commenté. Tout ce qui les intéressait, c’était le Canada. Je me suis dit que trop souvent nous cherchons ailleurs pour trouver les beautés qui sont ici. »
De retour chez lui à White Rock, en Colombie-Britannique, Coleridge a lancé les Sommets de l’expédition au Canada, projet parrainé par la Société géographique royale du Canada visant l’ascension des plus hauts sommets de chaque province et territoire, exploit qui n’avait jamais été réalisé auparavant.
En juin, Coleridge a escaladé le mont Fairweather en Colombie-Britannique, à la frontière de l’Alaska. Les paysages qui ont marqué cette ascension de six jours, a‑t‑il indiqué, sont peut‑être les plus stupéfiants du monde. « Du sommet de la montagne, on peut regarder les lames qui se brisent sur les récifs du littoral tout en bas. »
Il s’agit de la cinquième ascension réussie de Coleridge depuis 2006 dans les Sommets du Canada, ayant atteint les points les plus élevés en Alberta, en Ontario, au Manitoba et au Yukon. Il lui reste encore, à lui et à son équipe, à grimper à l'assaut, en relevant les défis logistiques, du pic Barbeau du Nunavut – alors que l’escalade de son pied dans l’île d’Ellesmere est déjà toute une prouesse. « Mais cela fait partie de la quête géographique la plus stimulante du monde », de dire Coleridge.
— Dan Ray
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