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Programme d’expéditions

Ellesmere Light


John Dunn et Clive Rubens
Un voyage parsemé de défis — Deux excursionnistes ont traversé à pied l’île d’Ellesmere du nord au sud durant l’été arctique.

Photo: © John Dunn / Arcticlight

L’aventure légère

Ellesmere Light
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Clive et John montre le drapeau de la SGRC
(Photo : © John Dunn / Arcticlight)
Les randonneurs chevronnés aiment voyager léger, c’est entendu, mais John Dunn a donné un nouveau sens à l’expression l’été dernier. L’explorateur-photographe de la nature sauvage, accompagné de Clive Rubens, a effectué dans l’île d’Ellesmere, au Nunavut, une excursion légère n’utilisant qu’un minimum d’équipement. Une partie du matériel devait faire double emploi; ainsi, un bâton de randonnée aidait les voyageurs à monter leur tente « spacieuse » de 2,7 m sur 2,7 m tandis qu’un autre bâton de randonnée converti leur servait de pagaie pour propulser leur minuscule radeau pneumatique.

Si le bagage était mince, l’entreprise ne manquait pas d’envergure. Grâce à une subvention d’expédition de la Société géographique royale du Canada (SGRC), Dunn et Rubens ont parcouru 750 kilomètres de paysages arctiques spectaculaires en 50 jours. Partis du littoral de la péninsule Fosheim sur la côte ouest de l’île, ils ont traversé des fiords profonds, des terrains accidentés et des cours d’eau tumultueux avant d’atteindre leur destination, le minuscule village de Grise Fiord, à la pointe sud de l’île.

Aventurier aguerri, Dunn avait déjà fait œuvre de pionnier en traversant l’île d’Ellesmere à skis et en effectuant une randonnée à pied, à skis et en kayak de six mois d’un bout à l’autre de l’île de Baffin. Il a d’ailleurs tiré parti de l’expérience ainsi acquise pour organiser l’expédition de l’été 2010.

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John et Clive (Photo: © John Dunn / Arcticlight)
« J’adore tout l’environnement là-haut », dit Dunn. Il explique qu’il revient toujours dans l’Arctique parce que « c’est un endroit où on peut faire un voyage vraiment long qui exige une autonomie totale, mais pas de véhicule motorisé. »

Éclairés par la lumière du soleil 24 heures sur 24, Dunn et Rubens ont entrepris leur périple vêtus de shorts et de T-shirts un jour où le mercure affichait 18°C. Mais leur aventure ne s’est pas toujours déroulée dans des conditions aussi agréables. Certains jours, les deux marcheurs ont franchi 25 kilomètres de terrain détrempé, marécageux, les pieds froids et mouillés. Et puis, il y a eu la traversée de l’Augusta, rivière aux eaux vives issues de la fonte des glaciers que descendaient d’innombrables blocs de glace semblant sortis tout droit, selon Dunn, d’un gigantesque bar laitier.

L’expédition a donné lieu à de nombreuses rencontres avec des animaux sauvages, entre autres des bœufs musqués, des lièvres arctiques, des caribous de Peary et une meute de loups trottinant sur la plage. Dunn mentionne qu’ils auraient très bien pu se passer des animaux sauvages du genre qui volent en faisant bzzz bzzz. « Ensemble, les moustiques, le soleil de minuit et une tente que nous devions fermer hermétiquement pour nous protéger des insectes nous ont fait passer quelques nuits d’une chaleur insupportable, déclare-t-il. Bien que les maringouins ne soient pas de nouveaux venus dans l’Arctique, les Inuits de Grise Fiord nous ont dit qu’ils étaient certainement de plus en plus nombreux. » Il semble donc que même les vacances estivales dans le Grand Nord canadien ne soient pas complètes sans la présence de quelques insectes vrombissants.

— Mary Vincent

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Les sommets du Canada – une expédition visant à gravir les plus hauts sommets de chaque province et territoire. « Bienvenue à une expédition historique, qui a pour but de faire connaître le Canada aux Canadiens et au reste du monde. L’héritage de cette quête réside non pas dans les empreintes que nous laisserons sur les montagnes, mais dans l’impact qu’elle aura sur la vie des gens. Ensemble, nous pouvons changer les choses, un pas à la fois. »

— James Coleridge, chef d’expédition,
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