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Programme d’expéditions

Expédition trans-Nunavik


Frank Wolf et Todd McGowan

Un arc-en-ciel encadre le camp de l’équipe établi aux pieds des chutes Helen sur la rivière George au Nunavik (Québec). (Photo : Frank Wolf)

Un vrai mordu

L’aînée Innu Elizabeth Ashini raconte des légendes de la Terre à Mushuau-Nipi. (Photo : Todd McGowan)

Frank Wolf estime que l’aventure surgit lorsque tout se met à déraper. Le documentariste de Vancouver sait de quoi il parle. Depuis 15 ans, il a pris part à des expéditions aux fortes probabilités de contretemps : canotage au Canada; kayak sur une rivière endiablée du Laos; escalade de volcans de 3 000 mètres en Indonésie; expédition de vélo de Dawson au Yukon jusqu’à Nome en Alaska, en plein cœur de l’hiver. Son plus récent périple, une expédition de canot de Nain (T.-N.-L.) à travers le Nunavik jusqu’à Kangiqsualujjuaq (Qc) commanditée par la Société géographique royale du Canada, ne fait pas exception, compte tenu de la présence d’insectes assoiffés de sang.  

Les Inuits de Nain avaient prévenu Wolf et son compagnon de voyage Todd McGowan qu’ils devaient s’attendre au pire, avec la présence des mouches noires qui les mangeraient vivants, le long de la montée de 500 mètres au sommet du plateau du Labrador et sur les cours d’eau qu’ils franchiraient. Mais tous les deux aventuriers savaient que le portage serait ardu, et le défi les stimulait.

Les Inuits, ont-ils rapidement constaté, n’exagéraient pas. Avec une chaleur de 30 °C et sans pratiquement aucune brise, l’air était rempli de mouches noires dévorantes. 

« Je me suis une chemise sur la tête et du DEET sur le visage, a déclaré Wolf, mais le produit s’estompe avec la sueur. » Son visage a été rapidement envahi par les insectes et son menton crouté de sang était si enflé par les morsures qu’il le sentait vibrer. « Tout le corps me démangeait, mais l’attention nécessaire pour suivre la route plaçait les insectes au deuxième rang. »  

Todd McGowan et Frank Wolf s’apprêtent à franchir des eaux plutôt endiablées de la rivière Natikamaukau au Nunavik. (Photo: Frank Wolf)

Mais leurs épreuves n’allaient pas s’arrêter là. Une fois au sommet du plateau, ils ont fait face à de nombreux lacs et rivières infranchissables, et même s’ils avaient raccourci leur route de 1400 à 620 kilomètres, leur voyage a pris une semaine de plus que prévu. Mais ils ne visaient pas seulement à traverser le Nunavik, ils voulaient obtenir une perspective culturelle de la région. 

Au cours des deux premières semaines sur le plateau, les seuls signes de présence humaine sur cette terre sans arbre et aux allures lunaires consistaient en quelques restes de traîneaux de bois abandonnés et un ou deux inuksuks couverts de mousse qui se fondaient dans le sol rocailleux. Fort heureusement cependant, ils sont tombés sur un campement Innu et sur un site archéologique connus sous le nom de lac Indian House, ou Mushuau Nipi (« pays des terres sans arbres »). C’est là qu’ils ont filmé une chasse traditionnelle au caribou, l’évidage de l’animal et la préparation de la viande.   

« Pour être vraiment connecté à la terre, il faut posséder le savoir traditionnel nécessaire à la survie dans une région inhospitalière » a constaté Wolf.   

« Tout ce qui compte n’est jamais facile, ajoute-t-il. Les déplacements en régions isolées exigent une bonne gestion des provisions et une prise de décisions éclairées; dans ces conditions, la difficulté est constamment présente. C’est le moment de puiser dans la mémoire du soi et c’est un mode de vie exigeant. »  

Samia Madwar, Canadian Geographic, décembre 2012, Inside Story

Pour des mises à jour sur le documentaire de l’expédition, voir www.frank-wolf.net.

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Les sommets du Canada – une expédition visant à gravir les plus hauts sommets de chaque province et territoire. « Bienvenue à une expédition historique, qui a pour but de faire connaître le Canada aux Canadiens et au reste du monde. L’héritage de cette quête réside non pas dans les empreintes que nous laisserons sur les montagnes, mais dans l’impact qu’elle aura sur la vie des gens. Ensemble, nous pouvons changer les choses, un pas à la fois. »

— James Coleridge, chef d’expédition,
Sommets du Canada
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