Subventions à la recherche
Bénéficiaire de la bourse d’études Maxwell 2008 - Thomas Cummins-Russell
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La formation indépendante Arcade
Fire en spectacle à la Fédération ukrainienne nationale, à Montréal en 2007.
(Photo : Ryan Remiorz / cpimages.ca) |
La scène musicale indépendante à Montréal
Qu’est-ce que la scène musicale locale peut nous apprendre sur une grande
ville? Thomas Cummins-Russell, étudiant à la maîtrise de l’Université Concordia à Montréal,
applique ses connaissances en géographie pour découvrir les particularités
de l’industrie musicale indépendante montréalaise.
Le succès mondial remporté depuis quelques années par des formations
de rock indépendantes comme Arcade Fire a propulsé à l’avant-scène
l’industrie musicale montréalaise. Cette évolution constitue le thème
d’étude choisi par Thomas Cummins-Russell, bénéficiaire d’une
bourse d’études Maxwell en géographie humaine
de 5 000 $, décernée annuellement par la Société géographique
royale du Canada.
Thomas a jusqu'à maintenant effectué plus d’une quarantaine d’entrevues
avec des musiciens indépendants de Montréal s’adonnant à divers
genres musicaux - rock indépendant, jazz, musique du monde, musique électronique – et
avec d’autres acteurs de la scène musicale locale, notamment des preneurs de
son, des promoteurs, des producteurs et des propriétaires de label. « Souvent,
leur histoire est semblable, affirme t-il. Pour survivre dans cette industrie, le mot
clé est polyvalence. De nombreux musiciens jouent dans plusieurs formations, en plus
de toucher à l’engagement, à la promotion et à la gérance
d’artistes. Plus on a de contacts, plus on a de contrats. »
Thomas Cummins-Russell fait partie des géographes qui étudient l’économie
culturelle des grandes villes, en se concentrant sur les industries émergentes qui
remplacent depuis quelques années le secteur manufacturier en déclin dans certaines
villes du monde industrialisé, comme l’industrie de la confection de vêtements à Montréal.
Parmi ces nouvelles industries créatives en plein essor, on peut citer le multimédia,
les jeux vidéo, la danse et le théâtre. Thomas souhaite être un
des premiers à étudier l’industrie musicale sous cet angle.
Son analyse s’articulera autour de facteurs locaux tels que le climat politique particulier
du Québec et le bilinguisme de Montréal, pour déterminer leur influence
dans le fonctionnement de l’industrie musicale. Selon Thomas, peu de grandes villes
dans le monde présentent deux langues dominantes et une population bilingue aussi
nombreuse. Ses recherches révèlent qu’il existe une ligne de démarcation
linguistique des publics et des lieux de spectacle, mais qu’il n’en est pas nécessairement
de même pour les musiciens. « La musique est un langage universel que chacun
peut comprendre, quelle que soit sa langue, dit-il. Elle représente un fil conducteur
commun pour les musiciens, qu’ils soient anglophones ou francophones. »
— Shawna Wagman
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