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Subventions à la recherche

Bénéficiaire de la subvention à la recherche 2008


Brittany Shuwera
Université de Winnipeg

Objectif Grand Nord

Photo : Ellen McDermott
Avant l’été dernier, Brittany Shuwera n’était jamais allée dans le Nord. Élevée à Vita, localité située à 100 kilomètres au sud-est de Winnipeg, au Manitoba, elle a été bercée par les récits de voyage d’un père que son travail pour l’administration fédérale amenait dans des endroits aussi éloignés que Resolute, Eureka et Alert, au Nunavut. Elle a appris à connaître les traditions autochtones au fil de ses histoires et admiré les sculptures d’os et de pierre qu’il ramenait à la maison. Plus tard, l’étudiante en géographie de l’Université de Winnipeg a découvert Yellowknife grâce à sa conseillère, Patricia Fitzpatrick, qui y avait vécu deux ans. Aussi, en décidant d’effectuer à Yellowknife les travaux pratiques de recherche nécessaires à la rédaction de son mémoire de baccalauréat — subventionnés en partie par La Société géographique royale du Canada —, Brittany réalisait le rêve de son existence : visiter le Nord du Canada.

Lors d’un séjour de trois mois dans la capitale des Territoires du Nord-Ouest, l’été dernier, Brittany a étudié le sentiment d’appartenance qui lie les habitants de Yellowknife à leur ville. Elle a fait appel à la méthode du « participant photographe » qui consiste, explique-t-elle, « à mettre un appareil photo dans les mains des participants afin qu’ils photographient les éléments de leur ville qu’ils estiment le mieux représenter leur sentiment d’appartenance. ». En demandant à ses nouveaux amis de traduire en images leur attachement émotionnel à leur ville, elle a pu voir Yellowknife à travers les yeux de ses habitants.

Lorsqu’elle a distribué les appareils numériques aux sujets de son étude — qui ont vécu dans le Nord au moins 20 années consécutives, mais n’y ont pas grandi — « les gens se demandaient surtout quelle sorte de photos ils devaient prendre », déclare Brittany, dont les instructions sont restées intentionnellement vagues. Les 10 participants, au nombre desquels figuraient un enseignant, un écrivain, des artistes et un fonctionnaire, avaient tous été témoins de l’évolution économique de la ville au cours des deux dernières décennies.

Les résultats sont aussi variés que révélateurs : scènes urbaines et portraits, paysages et photos d’animaux. Brittany a demandé aux participants d’expliquer ce qui leur plaisait dans chaque image et de préciser si les photos revêtaient une signification symbolique pour eux. Le seul fil conducteur, constate-t-elle, ce sont les paysages, photographiés en grand nombre, qui semblent révéler le « simple bonheur de pouvoir passer du temps dehors et être si près de la nature ».

Brittany a présenté sa recherche, qu’elle projette de publier, à la conférence annuelle de l’Association canadienne des géographes ainsi qu’à l’Université de Winnipeg. Maintenant, la jeune géographe compte vivre et travailler à Yellowknife pendant un an ou deux, histoire d’explorer les liens profonds qui l’unissent au Nord.

— Samia Madwar

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« Dans mon enfance, j’entendais souvent parler de l’aciérie de Sydney, des mares de goudron et de la controverse entourant leur décontamination. Plus je lisais et j’apprenais de choses, plus ma curiosité grandissait. Cela me semblait un sujet d’étude tout indiqué. »

— Hannah MacDonald,
Université Mount Allison
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