Subventions à la recherche
Bénéficiaire de la subvention à la recherche 2008 –Yukon
River Survey 2008
John Pollack et Doug Davidge
Institute of Nautical Archaeology
Naufrages sur le fleuve Yukon
Vers la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle, plus de 35 bateaux à roue
arrière ont fait naufrage dans le tronçon amont Thirty Mile du fleuve Yukon.
Une équipe bénévole de spécialistes en archéologie sous-marine,
d’arpenteurs et de plongeurs s’efforce maintenant de localiser et de répertorier,
le long du fleuve et de ses berges, ce que l’on croit être une des plus grandes
collections d’épaves d’eau douce en Amérique du Nord.
« C’est comme un musée en plein air », déclare
John Pollack, de la Colombie-Britannique, directeur du projet et assistant à la recherche à l’Institute
of Nautical Archaeology de l’Université A&M du Texas. Contrairement
aux autres épaves nord-américaines, d’après lui, bon nombre des
bateaux à aubes du Yukon sont dans un état de préservation exceptionnel
grâce aux hivers secs et froids et au fait que certains des navires ont été hissés à terre
pour les protéger de la glace fluviale. « Sur certains bateaux, on peut
marcher sur les ponts, actionner la barre et tourner le gouvernail. Il y a encore de la peinture
sur les murs de certaines salles des machines. »
Au mois de juin, les chercheurs ont sillonné la section Thirty Mile en bateau à moteur,
dans le cadre d’un projet pluriannuel lancé en 2005 et partiellement financé cette
année par la SGRC. Malgré la hauteur et la turbulence des eaux, l’équipe
a localisé trois nouvelles épaves : le James Domville, le La France et
un petit bateau à roue non identifié.
— Shawna Wagman
Moteurs et machinerie de la roue d’un petit bateau à roue
arrière, tronçon Thirty Mile du fleuve Yukon, au nord de Lower Laberge.
Remerciements :
Le Yukon River Survey 2008 n’aurait pas été possible sans
le solide soutien de MM. James Delgado et Kevin Crisman, de l’Institute
of Nautical Archaeology. Le personnel du gouvernement territorial du Yukon a également
fait sa part en délivrant les permis nécessaires et par ses contributions en
nature; mille mercis à Bruce Barrett, Tim Dowd, Jeff Hunston et Doug Olynyk.
Nous avons bénéficié de subventions de la Société géographique
royale du Canada, du Vancouver Maritime Museum et du Yukon Historic Resources
Fund.
Plusieurs personnes et organisations, dont Norm A. Easton et la Underwater
Archaeological Society of British Columbia, nous ont prêté du
matériel et fourni de précieux conseils.
À tous, nos plus sincères remerciements.
Pièce de bois encochée sur l’épave du James
Domville
1. Introduction
Le Yukon River Survey est un programme de recherche à long terme de l’Institute
of Nautical Archaeology, qui vise à répertorier et à documenter
les bateaux à aubes du fleuve Yukon. Les participants sont des archéologues
professionnels et amateurs et des étudiants, tous bénévoles. Depuis 2005,
le programme est financé par plusieurs petites subventions et par l’apport de
donateurs privés et des participants. À ce jour, il a permis d’ajouter
treize bateaux à la base de données du gouvernement territorial du Yukon.
Cette année, notre objectif opérationnel consistait à chercher de
nouveaux sites sur la portion Thirty Mile, en vertu d’un permis de catégorie 2
08-1ASR. Nous souhaitions localiser le James Domville et le Columbian,
et faire un relevé de l’épave du Klondike 1 à marée
basse.
2. Donateurs
Le coût total du programme 2008 s’élèverait à environ 25 000 $,
s’il avait fallu acheter tous les services nécessaires et débourser tous
les frais de déplacement et d’approvisionnement. En réalité, nous
avons réalisé le programme pour beaucoup moins, en bonne partie parce que les
subventions étaient moindres que prévu. Il n’y a eu aucune dépense
salariale, puisque tous les participants sont des bénévoles qui paient eux-mêmes
leur voyage à Whitehorse. En outre, un grand nombre d’organisations et d’personnes
ont fourni des contributions non financières au projet de recherche. Dans ce contexte,
le budget de cette année a totalisé quelque 7 000 $, ce qui couvre
l’essence des véhicules, la location d’équipement, l’hébergement,
la nourriture pour le campement et les frais de transport du matériel scientifique.
Principaux donateurs pour 2008
- Des donateurs privés par l’entremise du Vancouver Maritime Museum (dons)
- La Société géographique royale du Canada (subvention)
- La Underwater Archaeological Society of BC (prêt d’équipement
de relevé)
- L’Université Simon Fraser (prêt d’équipement de
relevé)
- Le gouvernement territorial du Yukon (prêt de bateau et d’un opérateur)
- Yukon Historic Resources Fund (subvention)
3. Personnel
- Chris Atkinson (étudiant de deuxième cycle de l’Université A&M
du Texas, INA)
- Doug Davidge ( Whitehorse, Yukon Transportation Museum, INA)
- Tim Dowd (Whitehorse, Direction du patrimoine, gouvernement du Yukon)
- John Pollack (Nelson, C.-B., INA)
- Mme Robyn Woodward ( Vancouver, C.-B., INA)
4. Programme de terrain
Robyn Woodward avec le premier fragment du La France, 4 juin 2008
30 mai : Arrivée à Whitehorse en fin d’après-midi.
31 mai : Pollack et Davidge amènent Atkinson et Woodward faire une visite
photographique et d’orientation à marée basse des bateaux Gleaner à Carmacks
et Clara Monarch à Whitehorse.
1er juin : Logistique générale, essai du matériel électronique,
achat de nourriture à Whitehorse.
2 juin : Départ du ruisseau Deep, sur le lac Laberge, en direction de
Goddard Point où nous déployons un sonar latéral. Notre première
journée sur le terrain a été difficile pour l’équipement.
Tout d’abord, il a fallu bricoler le moteur Honda 90 HP de notre bateau Carolina
Skiff de 21 pieds, qui ne tournait pas rond. Deuxièmement, le chargeur 110 v
du portable relié au sonar latéral déclenchait sans arrêt le disjoncteur
du générateur-inverteur de 1 000 w. Nous avons décidé de
retirer de l’eau le sonar latéral jusqu’à ce que ce problème
de chargement soit réglé, puisqu’il fallait préserver les batteries
en vue d’autres recherches sur le fleuve. La recherche au large de Goddard Point se
voulait un coup d’essai pour l’équipement.
La chance a alors tourné et, dans dix mètres d’eau dans le secteur
où Doug Davidge avait détecté (mais non localisé avec précision)
un artefact vers le milieu des années 1990, nous avons détecté une
cible importante de trois mètres de hauteur. Nous en avons noté exactement
l’emplacement avec le GPS, sans approfondir la recherche puisque Doug devra y retourner
en juillet avec une caméra télécommandée pour documenter la cible.
On ne peut encore spéculer s’il s’agit du Goddard, mais
la cible se trouve dans le bon secteur et a pu maintenant être localisée précisément
avec le GPS.
La deuxième découverte de la journée a eu lieu à environ 200 mètres
en aval du campement de Lower Laberge, sur la berge opposée du fleuve, où nous
avons facilement repéré un petit jeu de moteurs, un essieu de roue à aubes,
deux bras excentriques, une bielle de direction, une pompe à air (?) actionnée
par la vapeur et un assemblage de soupapes, tous des mécanismes qu’on peut trouver
sur un petit (15 à 20 m) bateau à roue arrière. Nous n’avons
vu aucun vestige de la superstructure, de la coque ou de la chaudière, et la présence
de nombreux chevillages disséminés sur une vaste étendue pourrait laisser
croire que le bateau a peut-être brûlé complètement à marée
basse à cet endroit. Cette théorie est cependant infirmée par l’absence
de morceaux de bois carbonisés.
Sur le plan des mesures, nous avons observé des cylindres à basse pression à alésage
de 23 cm et course de 130 cm, ainsi que des cylindres à haute
pression à alésage de 17 cm et course de 115 cm. L’essieu
de la roue à aubes a 437 cm de longueur, avec trois brides en fonte à manchons.
Les brides ont 77 cm de diamètre et sont espacées de 145 cm.
Le diamètre de l’essieu est de 12 cm. Deux bras excentriques sont
situés à chaque extrémité de l’essieu. Les manchons des
bras ont 12 cm sur 5 cm.
Il s’agit d’un nouveau site, pour lequel on remplira un formulaire d’inventaire
de site.
Nous avons ensuite descendu le fleuve pour dresser notre premier campement sur une île
au US Bend.
Étrave du Julia B. à West Dawson, 9 juin 2008.
3 juin : À partir du campement, nous avons descendu
le fleuve sur 1,3 km jusqu’à un endroit où les collines environnantes
correspondaient à une photographie historique prise peu après le naufrage du James
Domville en 1899. Là aussi, la chance nous a souri. À moins de
15 m de la plage où Doug Davidge nous a fait débarquer, nous avons trouvé des
crampons, des broches d’assemblage et d’autres chevillages caractéristiques
d’une coque de bateau à roue. Une exploration des bois au-delà de la
laisse de marée haute a permis de trouver de petites membrures et des planches de
superstructure à rainure et languette.
Après avoir enfilé leurs combinaisons étanches, Atkinson, Pollack
et Davidge ont effectué treize plongées dérivantes dans les eaux rapides
et profondes d’un mètre, juste au large du champ de débris métalliques.
Ils y ont trouvé des planches et des membrures de coque, une pièce de bois
provenant d’un cylindre et des bouts de tuyauterie à vapeur partiellement enfouis
dans les galets. Il était difficile de faire du surplace en raison de la force du
courant (10 km/h), mais nous avons appris à nous agripper à des tuyaux
et à des boulons de moteur pour demeurer en place quelques minutes. Le courant était
trop rapide pour permettre la réalisation d’un relevé par les techniques
classiques. Nous avons constaté qu’il ne restait aucun vestige important de
mécanisme, de superstructure ou de poutre de pont; il semble que la coque inférieure
et la poupe soient les seuls vestiges du James Domville. L’étrave
est sur la berge à marée basse et enfouie, tandis que la poupe est inclinée
vers l’aval à un angle de 50 degrés. Le côté bâbord
(amont) des membrures émerge tout juste du gravier, tandis que la poutre de machine
et certains tuyaux dépassent de 40 cm ou plus le fond du fleuve. L’arcasse
reposerait à 1,5 m. En aval de l’épave, d’autres tuyaux à vapeur
se sont déposés dans une fosse (> 3 m).
Notre documentation consiste en des photographies des matériaux échoués
sur le rivage et des images vidéo (coque, membrures et pièces de bois submergées)
captées à l’aide d’une caméra sous-marine à perche.
Il s’agit d’un nouveau site, pour lequel un formulaire d’inventaire sera
rempli.
Nous sommes retournés au campement du US Bend pour la soirée. La
profondeur de l’eau ne permettait toujours pas l’emploi du sonar latéral.
4 juin : Nous avons levé le campement pour descendre 21 km en aval,
jusqu’à l’emplacement général de l’épave (non
localisée) du La France. Nous sommes débarqués sur
une île située juste en amont du ruisseau LaFrance. L’exploration de l’île
a permis d’observer quelques petits vestiges de superstructure au-dessus de la ligne
de marée haute, mais rien de particulier. Pollack a vu des morceaux de fer de l’autre
côté du chenal, et nous avons pris pied juste en aval de l’embouchure
du ruisseau LaFrance. Pollack et Woodward ont marché 200 m vers l’amont
et déterminé que les morceaux de métal étaient vraisemblablement
un coffrage de coque et une estrope. Le reste de l’équipe est descendu vers
l’aval jusqu’à l’embouchure du ruisseau, où nous avons trouvé notre
troisième nouveau site en autant de jours. Des planches carbonisées de superstructure à rainure
et languette reposaient dans les broussailles loin de la ligne de marée haute, et
sur les galets (normalement submergés) nous avons trouvé une chaîne de 360 cm
avec son ridoir et une tête d’arc-boutant, ainsi qu’une grande (520 cm)
pièce métallique encore non identifiée, ressemblant à un protecteur
d’étrave.
Pollack s’est laissé dériver sur le site à trois reprises dans
sa combinaison étanche, et a observé des tuyaux à vapeur reposant à une
profondeur de 1,0 à 1,5 m ainsi qu’une pièce de bois ronde
enfouie à la verticale dans les galets. Il semble que la plus grande partie du bateau
et des matériaux restants soient enfouis dans le lit du fleuve, à tout le moins
près du rivage. Comme les eaux deviennent plus profondes (> 2 m) et plus
rapides juste un peu plus au large, ce site se prêterait bien à des recherches
en scaphandre autonome à marée basse.
Nous avons continué vers l’aval, en heurtant une roche avec le pied du moteur.
Encore une fois, la profondeur ne permettait pas de déployer le sonar latéral.
Nous avons installé le campement à l’île Shipyard, où nous
avons consacré beaucoup de temps à l’étude du Evelyn,
un bateau à roue arrière construit en 1908.
5 juin : La rivière Teslin rejoint le fleuve Yukon à peine 2 km
en amont de l’île Shipyard, et ses eaux brunes charriaient des arbres de 20 m,
portant encore racines et feuillage. Davidge et Dowd, qui habitent la région, étaient
bien en peine d’expliquer pourquoi le tronçon Thirty Mile est si bas alors que
la Teslin est si haute; quoi qu’il en soit, les hauts niveaux d’eau et la faible
visibilité contrecarrent fortement nos plans. Il est très vraisemblable que
le Klondike soit submergé, auquel cas il sera impossible d’y
effectuer un relevé complet.
À midi, nous étions arrivés au site du Klondike 1, à quelque 13 km
en aval de l’île Shipyard, où nos pires craintes se sont cristallisées.
Alors que nous pensions trouver un navire émergé, celui-ci repose sous plus
de 70 cm d’eaux vives. Les poutres de cylindre – qui étaient
exposées à la fin de juillet 2005 – sont submergées, et l’épave
ressemble à un haut-fond trônant au milieu du fleuve. Rien n’émerge,
et le courant au milieu du chenal empêche toute intervention. Nous devrons faire une
autre tentative vers la fin d’août ou au début de septembre.
Déçus, nous descendons le fleuve, explorons la jonction à Big Salmon
et campons à Twin Creeks au km xxx.
Doug Davidge et Chris Atkinson avec la caméra à perche au
site La France, 4 juin 2008.
6 juin : Nous allons dans le secteur général
où le Columbian a fait naufrage en 1906, encore une fois en
heurtant le fond avec l’hélice. Une inspection des dégâts révèle
une fissure dans le collet de plastique qui sépare le pied de moteur de l’hélice,
et nous mettons le moteur au ralenti. Il est maintenant hors de question de remorquer tout
instrument vers l’amont. Nous observons une grosse poutre de navire, provenant possiblement
d’une cloison, dans un embâcle de billots du côté nord du fleuve.
Quelque 200 mètres en aval, nous trouvons d’autres matériaux,
dont des planches de superstructure à rainure et languette, des fragments de poutre
et un morceau de planche à rainure et languette où l’on distingue un
lettrage pâle et une étoile entourée d’un cercle bleu. Ce site
est sur la rive d’une île à 2 km en amont de Columbia Slough, où,
selon le guide fluvial, le Columbian aurait coulé. Au nord de l’île se
trouve un chenal latéral, qui se prêterait parfaitement à des recherches à marée
basse.
L’eau est trop haute pour qu’on puisse fouiller les galets à la recherche
de débris métalliques et d’autres vestiges « fixes » d’aval.
Nous allons à l’embouchure du Columbia Slough et dépêchons une équipe
vers l’aval et une équipe vers l’amont, pour couvrir en tout un kilomètre
de rive à peu près. L’équipe amont trouve deux ancrages et les
restes d’un traîneau de débardage, ainsi qu’une grosse pièce
de bois qui ressemble fortement au bras d’une roue à aubes. Nous passons la
plus grande partie de l’après-midi à y faire des recherches. Comme les
eaux sont trop véloces et boueuses pour qu’on y plonge, et puisque le bateau
est trop endommagé et qu’il y a trop d’obstacles pour qu’on puisse
remorquer des instruments, nous restons sur la rive. Les débris observés à terre
et dans les embâcles laissent penser que nous sommes près du lieu du naufrage,
mais pour le localiser avec précision il est essentiel que les eaux baissent.
Dans l’après-midi, nous trouvons un bon campement sur la berge nord, à seulement
une heure et demie de Carmacks.
7 juin : Arrivée à Carmacks en fin d’après-midi,
et retour à Whitehorse dans deux véhicules. En raison des conditions imprévues
d’inondation en aval de la rivière Teslin, il nous reste trois jours à combler.
On décide d’amener Chris Atkinson à Dawson City pour lui faire visiter
le site de West Dawson. Chris Atkinson est un étudiant de deuxième cycle de
l’Université A&M du Texas, qui n’a pas encore choisi son sujet de
thèse.
8 juin : Woodward, Pollack et Atkinson roulent sur 550 km jusqu’à Dawson
City, où ils font pendant deux heures une visite d’orientation au site de West
Dawson.
9 juin : Toute la journée est consacrée à inspecter le
site de West Dawson. Pollack et Woodward passent la matinée dans la coque du Julia B.,
pour y recueillir des données omises en 2007 et photographier les membrures et le
bouchain du bateau. En après-midi, Woodward se concentre sur la structure des étraves
du Schwatka, du Seattle No. 3, du Victorian et
du Mary F. Graff, alors que Pollack et Atkinson mesurent les
bouchains et prennent des photographies à l’échelle des systèmes
de gouverne des autres bâtiments.
Nos observations ont permis de confirmer qu’il s’agit d’un site exceptionnel
pour mener des études comparatives sur la construction des bateaux à roue arrière.
Voici quelques-unes de nos constatations :
- Nous avons noté six méthodes différentes de construction des bouchains.
- Une inspection complète du Julia B. a révélé qu’il
est solidement construit, mais qu’il ne s’agit pas d’un bateau à mâtereau.
Seuls le Schwatka et le Seattle No. 3 contiennent des
mâtereaux.
- Nous avons observé des chaudières dans quatre navires, y compris une série
relativement complète de trois chaudières dans le Mary F. Graff.
- Nous avons observé des moteurs ou des parties de moteur dans quatre navires.
Les plus complets semblent situés dans le Julia B., le Mary
F. Graff et le Schwatka.
- Les coques des sept navires sont substantiellement préservées, mais celles
du Julia B., du Seattle No. 3, du Schwatka et
du T yrell sont complètement intactes, sauf pour un effondrement
de l’étrave dans le cas des trois premiers.
- Cinq navires présentent des systèmes de gouverne partiellement ou substantiellement
intacts.
Chris Atkinson, de l’Université A&M du Texas, a déterminé que
le site pourrait constituer un bon sujet de thèse. Il discutera de ses plans pour
2009 avec son directeur d’études.
10 juin : Retour à Whitehorse, tri de l’équipement et rencontre
avec Norm Easton.
11 juin : Expédition du matériel et départ pour le sud.
5. Résumé des constatations
Malgré les complications occasionnées par la hauteur des eaux en aval du confluent
de la rivière Teslin et par les problèmes mécaniques, le projet a été largement
fructueux. Plus précisément :
- Nous avons localisé avec précision trois nouvelles épaves :
le James Domville, le LaFrance et un petit bateau non
identifié sur le tronçon Thirty Mile.
- La localisation précise de la cible détectée par le sonar latéral
près de Goddard Point facilitera la recherche, par Doug Davidge, du navire historique Goddard.
On revisitera ce site dans les deux prochaines semaines.
- On a détecté des débris et déterminé l’emplacement
général (+/- 2 km) de l’épave du Columbian.
- Même si la hauteur de l’eau nous a empêchés de faire le relevé du Klondike 1,
nous savons maintenant qu’il nous faut y retourner entre la fin d’août
et le début de septembre. Ce ne sera pas avant 2009.
- Enfin, nous avons établi des priorités fermes pour la réalisation
de travaux détaillés sur les sept bateaux de West Dawson.
6. Plans d’avenir
Voici les travaux prévus pour les dix prochains mois :
- Doug Davidge visitera le site Goddard pour vérifier la cible détectée
sur le fond du lac, de même que les sites du Columbian pour déterminer si
on peut les localiser avec précision.
- Doug Davidge discutera des besoins du Yukon Transportation Museum en vue de
la création à Whitehorse d’un stand d’exposition sur les épaves
connues du fleuve Yukon.
- On soumettra à la SGRC le présent rapport sommaire et une série
de photos, pour respecter les conditions de la subvention et déterminer si la Société souhaite
produire des publications.
- En novembre 2008, trois nouveaux formulaires d’inventaire de site seront
présentés sur les nouvelles épaves du tronçon Thirty Mile,
ce qui fera passer à treize le nombre de sites signalés par ce programme
de recherche.
- D’ici décembre 2008, un article sur les recherches précédentes
sera publié dans le rapport annuel de l’Institute of Nautical Archaeology.
- Un important article sera présenté en janvier 2009 à l’assemblée
de la Society for Historical Archaeology, couvrant les travaux menés de 2005 à 2008.
- En mars 2008, un rapport exhaustif sur le programme de recherche sera soumis à Jeff
Hunston, conformément aux exigences du permis de catégorie 1.
- Les travaux prévus pour 2009 dépendront des ressources humaines et
financières disponibles. Les principales priorités sont West Dawson et le Klondike 1.
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