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Au sujet de la Société géographique royale du Canada

80e anniversaire : Thérapeutique de Camsell pour la solitude


David McGuffin

Les récits du fondateur de la Société, Charles Camsell, de son enfance dans le Grand Nord du Canada à la fin des années 1800 a aidé à conjurer le mal du pays d’une jeune fille qui vivait loin de ses parents pour la première fois. Ma mère, Lynne McGuffin, était cette fille. À partir de l’âge de sept ans et pendant la plus grande partie de la Seconde Guerre mondiale, elle a vécu avec Camsell, son grand‑père, pour fréquenter l’école à Ottawa.

Charles Camsell (à gauche), dans un camp des relevés du bassin hydrographique Tazin-Taltson (T.N.-O.), a exploré de vastes étendues du Nord en tant que géologue (photo de Canadian Geographic, déc. 1989-janv. 1990)
Camsell a été l’un des hauts fonctionnaires du Canada à l’époque, faisant partie d’une petite équipe qui dirigeait l’économie du pays en temps de guerre. Ma mère se souvient des qualités de chef de son grand‑père, l’homme dont l’inspiration et la vision l’ont poussé à créer la Société en 1929. Elle le décrit comme ayant des yeux bleus perçants et la capacité de mobiliser l’attention dans toute pièce où il se trouvait.

Pourtant, comme ma mère s’en souvient, « tous les soirs, il mettait fin totalement à sa journée de travail, s’assoyait à la table de la salle à manger et discourait de sa vie dans le Nord ».
C’est ainsi qu’il lui racontait des histoires de son enfance dans les postes de traite de la Compagnie de la Baie d’Hudson que son père dirigeait dans les Territoires du Nord‑Ouest. Ses récits regorgent de dangers et d’excitations : le moment où il est pratiquement mort de faim dans son périple vers les champs aurifères du Klondike, le parcours des réseaux de piégeage, son enseignement à l’école d’un poste de traite et sa livraison du courrier en traîneau à chiens dans des collectivités éloignées.

La chronique de ses débuts scolaires a particulièrement fasciné ma mère. Elle porte sur un voyage de trois mois à partir de Fort Simpson, à l’ouest du Grand lac des Esclaves, dans les Territoires du Nord‑Ouest, jusqu’à Winnipeg. Camsell et sa mère, son père et ses cinq frères et sœurs se sont déplacés en barge d’York et en canot. Son plus jeune frère est mort pendant le voyage et a été enterré au bord d’une rivière, après une brève cérémonie.
Pendant le voyage, un homme, qui avait été reconnu coupable de cannibalisme, s’est joint à eux. C’était un crime fascinant pour un garçon de huit ans, qui lui donnait à réfléchir. Sourire aux lèvres, il a raconté à ma mère : « Je m’assurais toujours qu’il ne manquerait pas de nourriture au moment des repas. » Camsell est demeuré à Winnipeg, séparé de sa famille vivant dans le Nord, pendant dix ans.

« Je pense qu’il racontait ses histoires parce qu’il savait qu’il avait vécu à une époque et dans des lieux qui disparaissaient, explique ma mère, mais je pense qu’il les racontait aussi pour m’aider. Il comprenait combien il est difficile de vivre loin de chez soi. »
David Robert Camsell McGuffin, correspondant de Radio-Canada pour l’Afrique, est aussi emballé par les récits de Camsell.


« Les élèves adorent participer au Grand défi en géographie, et chaque année ils apprennent de nouvelles choses. Merci d’avoir créé cet excellent outil de motivation pour la géographie. »

— W.R. Best Memorial Public School, Shanty Bay (Ont.)
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