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Au sujet de la Société géographique royale du Canada


Un nouveau président pour la Société



John Geiger, le nouveau président de la SGRC (Photo : Daniel J. Catt)

John Geiger a été élu président de la Société géographique royale du Canada en novembre. Il est le treizième à occuper ce poste après Gisèle Jacob, qui est restée six ans en fonction. À l’instar de certains de ses prédécesseurs, M. Geiger se passionne pour l’exploration, qui constitue le sujet de ses livres à succès, notamment The Third Man Factor: Surviving the Impossible (2009) et Frozen in Time: The Fate of the Franklin Expedition (2007). Né à Ithaca, dans l’État de New York, et diplômé en histoire de l’Université de l’Alberta, M. Geiger est actuellement directeur de la rédaction du Globe and Mail et agrégé supérieur du collège Massey de l’Université de Toronto. Il a été gouverneur de la Société, président de son Comité des expéditions et vice-président de son Conseil des gouverneurs. Récemment, le nouveau président s’est entretenu avec un représentant du Canadian Geographic pour parler de la façon dont il envisage l’avenir de la Société.

CG : Après votre élection comme fellow de la Société en 2003, le premier comité dont vous avez fait partie a été celui des expéditions. Était-ce en raison de votre intérêt pour l’exploration et les expéditions?

JG : Oui, je pense. J’ai réalisé des études sur le terrain en collaboration avec Owen Beattie, un anthropologue de l’Université de l’Alberta. J’ai écrit avec Owen Frozen in Time, qui a été un succès de librairie au Canada. Et à partir de là, nous nous sommes intéressés à l’expédition James Knight de 1719, la seule autre expédition dans l’Arctique qui se soit terminée sans survivants. Nous avons passé plusieurs saisons sur le terrain dans l’île Marble au large de la baie d’Hudson, près de Rankin Inlet.

CG : Est-ce qu’il entre dans vos intentions de redéfinir l’objectif du programme des expéditions de la Société, de subventionner des voyages de plus grande envergure?

JG : J’espère bien que le programme des expéditions va continuer de croître. Nous avons une entreprise commanditaire à part entière — nous sommes très reconnaissants à RBC de son appui — mais nous espérons ajouter une ou deux grandes expéditions chaque année. La SGRC est la meilleure organisation au Canada pour s’occuper de ce genre de travail. Quand on parle de géographie et d’exploration au Canada, c’est à elle qu’on pense.

C’est vraiment une période emballante. Je pense que les expéditions suscitent plus d’intérêt chaque année. Il y a de plus en plus de gens qui souhaitent repousser les limites, ce qui est curieux étant donné qu’une très grande partie du monde a été explorée. Ce désir ardent, ce goût, de partir et de s’exposer au danger et de vivre des expériences que d’autres n’ont peut-être jamais vécues existe encore.

CG : Plus généralement, quelles sont vos priorités pour la Société?

JG : La Société évolue à un rythme accéléré. Nous avons presque doublé la taille du Collège des fellows au cours des deux dernières années. Nous rejoignons des gens dans tous les coins du pays. Je suis le premier président de l’extérieur de la région d’Ottawa dans l’histoire de la Société. Je suis également le plus jeune. Cela vous donne une idée de la façon dont la Société est en train de changer. Je pense qu’il est très important que nous expliquions à la population ce qu’est la Société. Comme vous le savez, le mandat de la Société est de mieux faire connaître le Canada aux Canadiens et au monde entier. Mon mandat est de mieux faire connaître la Société aux Canadiens et au monde entier. La Société est une organisation très importante, qui accomplit un travail très important dans le domaine de la géographie.

CG : Vous avez mentionné que vous étiez le plus jeune président. Quelle est votre position sur la nécessité de rajeunir et de diversifier l’organisation pour qu’elle reflète la population du pays?

JG : Un des points auquel je vais accorder une attention particulière durant mon mandat est la nécessité de créer une Société qui soit représentative du Canada. Le visage du Canada a changé radicalement, et je pense que l’organisation a une véritable responsabilité de s'ouvrir aux communautés de nouveaux Canadiens. Au fil des ans, la Société n’a peut-être pas été aussi représentative qu’elle aurait dû l’être, mais c’est en train de changer.

CG : Nos programmes éducatifs constituent peut-être un des moyens les plus importants d’y arriver. Quel est votre avis sur ce que nous accomplissons actuellement et, selon vous, que pourrions-nous améliorer?

JG : Je pense que la Société a exécuté un travail exceptionnel par l’entremise du Conseil canadien de l’enseignement de la géographie et du Défi en géographie, qui sont d’excellentes façons d’intéresser les jeunes gens. Je ne connais pas d’organisation qui ait un meilleur accès aux salles de cours. C’est grâce à notre excellente réputation, à notre indépendance et au fait que le système scolaire et les enseignants savent que nous n’avons pas de programme. Notre programme c’est simplement de sensibiliser les jeunes à l’importance de la géographie. Peu de pays disposent d’une organisation comme la nôtre, qui a eu le genre d’impact que la SGRC a eu dans les écoles. C’est un formidable héritage, et c’est une grande responsabilité de veiller à ce qu’il se perpétue. La Société devra toujours en faire une priorité.

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« Dans mon enfance, j’entendais souvent parler de l’aciérie de Sydney, des mares de goudron et de la controverse entourant leur décontamination. Plus je lisais et j’apprenais de choses, plus ma curiosité grandissait. Cela me semblait un sujet d’étude tout indiqué. »

— Hannah MacDonald,
Université Mount Allison
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