La Société géographique royale du Canada
  
Mieux faire connaître
le Canada aux Canadiens
et au monde entier.







Éditeurs de Canadian Geographic et géographica


 

Journal des fellows

Juillet / Août 2018



Une célébration de l’Atlas des peuples autochtones du Canada

Ry Moran, directeur du Centre national pour la vérité et la réconciliation, prend la parole devant les participants à la célébration de l’Atlas des peuples autochtones du Canada, le 21 juin. (Photo : Ben Powless/Can Geo)
L’enseignante Charlene Bearhead, à gauche, montre les caractéristiques de l’Atlas des peuples autochtones du Canada sur la carte-tapis géante à l’ancienne ministre de Patrimoine canadien, Mélanie Joly et au directeur général de la SGRC, John Geiger. (Photo : Ben Powless/Can Geo)

Grâce à l’Atlas des peuples autochtones du Canada, les Inuits, Les Métis et les Premières nations ont une nouvelle occasion de se voir sur la carte du Canada et, les Canadiens ont la chance d’apprendre comment les peuples autochtones ont façonné ce pays et lui ont donné un sens pendant des milliers d’années avant l’arrivée des Européens.

Plus de 200 personnes se sont réunies au 50, promenade Sussex à Ottawa, à l’occasion de la Journée nationale des peuples autochtones (le 21 juin), afin de célébrer la parution de cette ressource didactique novatrice, produite par la SGRC pour appuyer Patrimoine canadien et en partenariat avec le Centre national pour la vérité et la réconciliation, l’Assemblée des Premières Nations, l’ITK, le Ralliement national des Métis, l’Inuit Tapipriit Kanatami et l’Indspire. « Nous avons réalisé des progrès considérables, » a déclaré la commissaire du Nunavut et maintenant vice-présidente d’honneur de la SGRC, Nellie Kusagak. « Nous avons un si grand nombre de possibilités en tant que peuples autochtones aujourd’hui que nous n’avions pas. »

Cet optimisme a été partagé par les autres partenaires du projet, dont Natan Obed, président de l’ITK et Oliver Boulette au nom du Ralliement national des Métis, qui ont pris la parole devant une vue panoramique de la rivière des Outaouais sur le territoire non cédé des Algonquins.

John Geiger, directeur général de la SGRC, a remercié les contributeurs au projet, précisant que leurs efforts ont créé une ressource exemplaire pour le monde. « Cet atlas aidera à veiller à ce que les voix des Autochtones partout dans ce pays et dans le monde entier soient entendues et comprises, a-t-il affirmé. »

Ry Moran, directeur du Centre national pour la vérité et la réconciliation, a conclu la soirée en encourageant les participants à réfléchir à la façon dont ils continueront à appuyer les peuples autochtones et à réinvestir dans leur préservation culturelle : « Célébrons le Canada que nous allons construire. Nous n’y sommes pas encore arrivés, mais nous essayons et nous allons rendre ce pays encore meilleur. »

Obtenez de plus amples renseignements sur cet événement ici. Commandez l’Atlas des Peuples autochtones du Canada en quatre volumes ici.

Nellie Kusugak devient vice-présidente honoraire de la SGRC

Nellie Kusugak, lors du lancement de l’Atlas des peuples autochtones du Canada par la SGRC EN 2018 (Photo : Ben Powless/Can Geo)

La commissaire du Nunavut, Nellie Taptaqut Kusugak, a accepté le rôle de vice-présidente honoraire de la Société géographique royale du Canada, joignant l’explorateur et mécène Sir Christopher Ondaatje, en tant que l’une des deux personnes détenant actuellement ce titre honorifique historique.

Avant son travail de commissaire territoriale, Madame Kusugak, originaire de Rankin Inlet, était enseignante à l’école publique et au niveau collégial, formant les nouveaux enseignants par l’entremise du Nunavut Teachers Education Program et s’était consacrée depuis longtemps à préserver et renforcer sa culture, sa tradition et sa langue inuites.

Le sentier transcanadien et la SGRC unissent leurs efforts pour la chasse au trésor du Grand Sentier

George Kouroumis, explorateur en résidence de la SGRC, exhibe un des coffres au trésor qu’il a aidé à cacher dans la région de Toronto pour la chasse au trésor du Grand Sentier. (Photo : Sentier transcanadien)

Cent coffres au trésor sont cachés le long du Grand Sentier, entre le 26 août et le 31 octobre, afin de célébrer le premier anniversaire du raccordement pancanadien du Sentier dans tout le Canada.

Pendant La chasse au trésor du Grand Sentier, un partenariat entre Le sentier transcanadien et la SGRC, des indices sur les sections des cachettes sont publiés sur le site Web de la chasse au trésor pour aider les chercheurs. La première personne qui trouvera chaque boîte recevra une carte-cadeau de 100 $ de Mountain Equipment Co-op et un abonnement d’un an à Canadian Geographic. Des tirages hebdomadaires auront lieu, incluant des cartes-cadeaux de 250 $ de MEC, des appareils photographiques Nikon, des appareils GPS SPOT et des cartes-cadeaux de KEEN, pour toutes les personnes qui trouvent une boîte pendant la chasse, de même qu’un tirage d’un grand prix de One Ocean Expeditions, consistant en un voyage pour deux personnes au Labrador et aux monts Torngat, qui sera annoncé lors du dîner annuel du Collège des fellows de la SGRC, le 1er novembre prochain, à Ottawa.

« La Société géographique royale du Canada a pour mandat de mieux faire connaître le Canada aux Canadiens et au monde entier », signale le directeur général de la SGRC, John Geiger. « La chasse au trésor du Grand Sentier incite les Canadiens à explorer le sentier et ses cours d’eau, dans tout le Canada, en tant que façon amusante et saine d’en apprendre davantage sur leur pays. »

De jeunes géographes canadiens remportent cinq médailles à l’Olympiade internationale de géographie

L’équipe canadienne s’est distinguée lors de sa première Olympiade internationale de géographie, remportant quatre médailles individuelles et une médaille d’argent pour le concours par affichage en groupe. De gauche à droite : Janet Ruest (chef d’équipe), Ben Woodward, Zhongtian Wang, Malhaar Moharir, Jack Cheng, Mike Farley (chef d’équipe). (Photo : Sara Black/Can Geo)

Quatre étudiants du secondaire ont prouvé qu’ils faisaient partie des meilleurs et des plus brillants jeunes géographes au monde en fin de semaine dernière, remportant cinq médailles lors de l’Olympiade internationale de géographie, à Québec. Plus de 160 étudiants de 43 pays ont participé à l’Olympiade de cette année, qui a eu lieu à l’Université Laval. Cet événement marquait la première fois que le Canada recevait cet événement et que des étudiants canadiens y participaient. Le Canada a été aussi l’une des quelques équipes dont chaque membre est reparti avec une médaille.

Jack Cheng, de Calgary, a remporté une médaille d’argent, tandis que Malhaar Moharir de Toronto et Ben Woodward et Zhongtian Wang, de London, Ontario, ont obtenu le bronze. L’équipe a également remporté l’argent pour le concours par affichage pour son projet portant sur la signification géographique des Grands Bancs de Terre-Neuve.

Les étudiants étaient notés individuellement sur divers tests et classés en conséquence. Environ la moitié de tous les concurrents s’est qualifiée pour une médaille. Le Canada a terminé 13e et la Roumaine, Singapour et les États-Unis ont remporté les trois premières places.

Forte de son succès à cette Olympiade et de celui de son Défi Canadian Geographic de longue date, Canadian Geographic Éducation espère préparer une équipe pour le concours de l’an prochain qui aura lieu à Hong Kong.

La SGRC se penche sur la pandémie de grippe espagnole de 1918

Des enseignants soignent des enfants atteints de la grippe espagnole au Collège La Salle de Thetford Mines, Québec. (Photo : Centre d'archives de la région de Thetford — Fonds galerie de nos ancêtres de l'or blanc [donatrice : Juliette Dallaire])

Au cours de l’hiver 1917-1918, des gens du monde entier ont commencé à tomber malades en raison d’une infection mortelle qu’on n’avait pas connue depuis la peste noire du 14e siècle. Elle s’est propagée comme une traînée de poudre dans les camps militaires surpeuplés et les hôpitaux. Les soldats qui rentraient au pays et les voyageurs civils la transportaient dans les quatre coins du monde, même en Arctique. Contrairement à d’autres souches de grippe, qui tuent surtout les personnes âgées et celles dont le système immunitaire est affaibli, la plupart des victimes de ladite « grippe espagnole » étaient auparavant de jeunes adultes en santé.

À la fin de 1919, le virus avait fait au moins 50 millions de victimes, soit plus que la Première Guerre Mondiale. Des collectivités entières ont été anéanties et les décès ont aggravé la désolation d’un monde déjà éprouvé par quatre ans de conflit armé. Jusqu’à récemment, le véritable bilan de la grippe espagnole et de ses retombées a été éclipsé par la guerre. C’est pourquoi, à l’occasion du 100e anniversaire du point culminant de la pandémie, la SGRC se penche sur cette grippe qui a changé le monde et se demande pourquoi elle a été si dévastatrice et si un tel événement pourrait se reproduire.

Lancé cet automne, Unmasking Influenza est un projet pédagogique multimédia financé en partie par le gouvernement du Canada et produit par la SGRC, en partenariat avec la Chaîne d’affaires publiques par câble (CPAC), le Musée des soins de santé, Ingenium et Sanofi Pasteur. Ce projet comprendra un long métrage documentaire et des vidéos explicatives plus courtes, une carte-tapis géante, un site Web didactique, un article vedette dans le numéro de septembre-octobre de la revue Canadian Geographic et une exposition publique qui sera lancée à l’occasion de la Conférence canadienne sur l’immunisation 2018, à Ottawa. Grâce à ces ressources, Unmasking Influenza examinera l’impact social et politique de la guerre espagnole sur le Canada et fera la lumière sur la façon dont les spécialistes se préparent à la prochaine pandémie.

Consulter la bande-annonce de Unmasking Influenza.


Mylène Paquette, nouvelle exploratrice en résidence de la SGRC

Photo : Patrick Mével

Lorsque Mylène Paquette a décidé de confronter sa peur de l’eau, elle ne s’est pas contentée de prendre des leçons de natation – elle s’est lancée dans une odyssée en solo de 5 000 kilomètres à la rame, à travers l’Atlantique Nord. En 2013, la Montréalaise a franchi la distance entre Halifax et Lorient, en France, en 129 jours, devenant la première Nord-américaine à réussir l’exploit. Paquette continue de repousser les limites sur l’eau, en participant à des courses de canot à glace et en travaillant avec des organisations de protection du fleuve Saint-Laurent. Elle a été nommée exploratrice en résidence de la Société géographique royale du Canada à la fin de mai.

À propos de sa traversée record de l’Atlantique
C’est la température qui a rendu les choses si difficiles. Mon équipe terrestre et moi avons parlé d’un possible abandon chaque semaine. Durant les 50 premiers jours, j’étais la plupart du temps prisonnière de mon lit, avec mon casque et mon harnais, attendant les bonnes conditions pour ramer. Après 50 jours, j’étais à peine parvenue au sud de Terre-Neuve.
Ramer était la partie la plus facile. Le plus difficile était de ne pas abandonner. À la mi-septembre, j’étais toujours au milieu de l’océan, en pleine saison des ouragans. L’une des principales leçons que j’ai apprises durant mon voyage est que même dans une grosse tempête, le fait de conserver une bonne attitude vous rend la vie beaucoup plus facile.

À propos de devenir exploratrice en résidence
L’an dernier, j’ai eu l’honneur et le plaisir de rencontrer Jill Heinerth, la première exploratrice en résidence de la SGRC, de sorte que j’étais très excitée quand on m’a demandé de faire partie du programme, J’envisage de découvrir davantage le Canada, y compris dans le cadre d’une expédition à travers le Passage du nord-ouest (même si je ne peux pas parler des détails encore), et je suis enthousiasmée par la nouvelle plateforme que cela me donne : je m’entraîne toute l’année pour les courses de canot à glace sur le Saint-Laurent, et c’est important pour moi de parler de sa protection.

À propos de l’histoire et des défis du canot à glace
Le canot à glace existe depuis plusieurs siècles. Samuel de Champlain a écrit que les peuples autochtones traversaient le fleuve Saint-Laurent dans leurs canots. La première course de canot à glace a eu lieu en 1896 entre Québec et Lévis, un événement devenu annuel en 1965. On compte maintenant six autres courses au Québec; mon équipe s’appelle Vive Montréal 375.
C’est une course très difficile. Vous devez sauter en bas du canot sur les grandes plaques de glace, courir le long du canot en le poussant, puis sauter de nouveau à bord et ramer lorsque vous atteignez l’eau libre. C’est beaucoup plus dangereux que de traverser l’Atlantique à la rame.

À propos de la protection du Saint-Laurent
Le fleuve Saint-Laurent est une voie navigable cruciale pour l’environnement et renommée à travers le monde. Il abrite 27 000 espèces différentes et près de la moitié de la population du Québec tire son eau potable de son bassin versant. Alors que des plans sont en préparation pour l’agrandissement du port de Québec, plusieurs s’inquiètent de l’absence d’une stratégie pour protéger le fleuve, par exemple si un déversement pétrolier devait se produire. Nous devons faire connaître aux gens l’état de santé de ce fleuve.  

Appels de nominations pour le prix d’éducation

La Société remet chaque année deux prix liés à l’éducation : le Prix d’excellence en géographie, qui est présenté en reconnaissance d’un programme ou d’un projet précis qui a amélioré significativement la connaissance de la géographie chez nos jeunes et le Prix de l’innovation en enseignement de la géographie, remis à un éducateur canadien qui travaille actuellement dans une classe comprise entre la maternelle et le cégep qui a contribué de façon exemplaire au développement de la géographie en classe. Les mises en candidature pour ces deux prix doivent être remises avant minuit (heure de l’Est) le 30 septembre.

Une recherche d’artéfacts de la SGRC

Photo : RCGS

La SGRC demande à ses fellows de faire don d’artéfacts à exposer dans le nouveau Salon de lecture Sir Christopher Ondaatje, au 50, promenade Sussex. Cet effort visant à enrichir les collections de la société pour qu’elles soient abritées en permanence dans le Centre de géographie et d’exploration du Canada dépend de votre aide à localiser quelques artéfacts très spéciaux liés au Fellowship de la SGRC, à l’exploration ou à l’histoire autochtone. Veuillez noter que la pièce n’est pas grande et ne peut accepter qu’un petit nombre de portraits, de livres rares et d’artéfacts choisis. Pour obtenir de plus amples renseignements sur cet effort visant à célébrer des fellows antérieurs importants et d’autres et à aider à consolider les collections de la société, veuillez faire parvenir un courriel à Sandra Smith à l’adresse suivante : smith@rcgs.org.


NÉCROLOGIE

Dean Hadley (1920-2018)

Dean Hadley (centre) était le plus jeune membre d’équipage à bord du RCMPV St. Roch lorsque la goélette a franchi le passage du Nord-Ouest au début des années 1940. (Photo : VMM, Archives Leonard McCann, Collection de photos du St. Roch de Parcs Canada.)

En souvenir du plus jeune membre de l’équipage qui a traversé pour la première fois le passage du Nord-Ouest, d'ouest en est

Eugene (Dean) Hadley de Weyburn, Saskatchewan, avait 20 ans lorsqu’il a posé sa candidature au poste d’opérateur radio à la GRC en 1940. Il avait toujours été féru de mécanique et aimait bricoler avec des radios; le poste lui conviendrait parfaitement.

Pendant les deux années qui suivirent, il a échangé le ciel des Prairies contre les glaces flottantes de l’Arctique et a servi d’opérateur radio et de commis à bord du navire légendaire St. Roch de la GRC dans l’Arctique. Il était le plus jeune homme de l’équipage de huit du St. Roch qui est passé à l’histoire en devenant la première expédition à franchir le passage du Nord-Ouest d'ouest en est, sous la direction du capitaine Henry Larsen, presque 40 ans après que le Roald Amundsen norvégien ait réussi le même parcours dans la direction opposée.

Pendant les deux années passées à bord du St. Roch, entre 1940 et 1942, il s’est occupé de toute la paperasserie qui parvenait par l’entremise du poste de police mobile et a contrôlé les ondes nordiques. Il occupait les heures hivernales d’ennui pendant que le navire dérivait dans la banquise de l’Arctique en regardant les ingénieurs de l’équipage réparer le moteur diesel de la goélette.

Le goût de la mécanique de Dean Hadley allait aussi influencer sa vie après cette exploration dans l’Arctique. À son retour dans le sud du Canada, il s’est joint à l’Aviation royale canadienne, au service de laquelle il est demeuré jusqu’à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, avant d’aller faire des études en ingénierie à l’Université de Toronto. Après avoir obtenu son diplôme, il est retourné au service de la GRC pour une autre période dans le domaine des communications avant de passer au génie aérospatial.

Il a travaillé à la NASA pendant les années 1960, mettant ses compétences en ingénierie au service de la mission lunaire légendaire de 1969 Apollo 11, qui a envoyé Neil Armstrong et Buzz Aldrin sur la lune. Il a également participé au développement d’installations de surveillance de l’espace lointain en Californie et en Australie.

En 1943, il a obtenu du roi George VI la médaille polaire pour son rôle dans l’expédition historique du St. Roch et a été intronisé à l’Ordre du mérite du passage du Nord-Ouest au Musée maritime de Vancouver, en 2017.

NÉCROLOGIE

Morley Keith Thomas (1918-2018)

Après le décès prématuré de son époux Morley A. Thomas en 1918, Alice Thomas a quitté le canton de Westminster, Ontario, avec son bébé, Morley Keith Thomas, pour aller vivre à Talbotville avec ses parents et ses frères et sœurs. Morley a grandi sur la ferme familiale à Auckland, fréquentant les écoles locales et, éventuellement obtenant des bourses qui lui permirent d’étudier à l’Université Western Ontario, où il a obtenu avec mention son baccalauréat en mathématiques et en physique en 1941. Il fut membre de la première équipe de football des Mustangs de l’Iniversité Western, gagnants de la Coupe Yates en 1939. Il y a rencontré Clara McCandless, qu’il a épousée en 1942, à Winnipeg, pendant qu’il était agent météorologiste civil auprès de l’Aviation royale canadienne, chargé des prévisions météorologiques et enseignant la météorologie aux élèves-pilotes dans le cadre du Plan d’entraînement aérien du Commonwealth britannique.
Après la guerre, Morley a choisi de demeurer dans le domaine de la météorologie et, en 1949, titulaire d’une maîtrise en physique (météorologie) de l’Université de Toronto, il a travaillé dans le secteur de la climatologie du service météorologique national où il a occupé des postes de responsabilité administrative croissante au fil des ans. Lorsqu’il a pris sa retraite en 1983, il était directeur général du Centre climatologique canadien au Service de l’environnement atmosphérique d’Environnement Canada.

Pendant plus de 20 ans, il a également enseigné la climatologie aux nouveaux météorologues. Il a publié une quantité d’articles, de bibliographies et un atlas traitant de climat et de climatologie et a été coauteur d’un ouvrage intitulé Climate Canada. Dans les années 1950, il a eu l’occasion de devenir actif en climatologie internationale et, ultérieurement il a été représentant canadien à des rencontres de ce domaine pendant plusieurs décennies. Il a agi comme président de la Société canadienne de météorologie et d’océanographie (1968-1970) et de la Commission de climatologie dans l’Organisation météorologique mondiale (1978-1982). En 1980, il a obtenu la Médaille Patterson pour « des services distingués rendus à la météorologie » et, en 1985, la Médaille Massey de la SGRC pour « sa contribution remarquable à l’avancement des connaissances sur les climats du Canada. »

Pendant sa retraite il a apprécié les installations de la bibliothèque Downsview, où il a effectué des recherches sur l’histoire de la météorologie canadienne, un sujet sur lequel il a publié quatre livres.

FELLOWS CÉLÈBRES

Alice E Wilson (1881–1964)

Alice E. Wilson, par l’artiste Chris Cran. (Peinture artistique : Chris Cran/SGRC)

Lorsque Alice E. Wilson* travaillait comme auxiliaire de musée à la Commission géologique du Canada (CGC) dans les années 1910 et au début des années 1920, seuls les hommes obtenaient des automobiles pour les aider à travailler sur le terrain. On lui a dit que les femmes n’avaient pas leur place sur le terrain ou derrière le volant et on lui a offert une bicyclette. Elle s’est donc procuré une Ford modèle T et a parcouru les basses terres de la rivière des Outaouais et du fleuve Saint-Laurent seule, une région de 26 000 kilomètres carrés, à pied, à bicyclette et en automobile. Son parcours pour devenir non seulement la plus grande spécialiste de la géologie et de la paléontologie de cette région immense, mais encore la première femme géologue canadienne en fut un long.

Elle a acquis une réputation d’aventurière intrépide (elle a déjà descendu seule le fleuve Mackenzie) et de scientifique remarquable, même lorsqu’elle luttait pour prendre sa place dans une profession qui n’accueillait pas les femmes ambitieuses. Il lui a fallu dix ans avant d’obtenir un congé pour ses études de doctorat, mais en 1929, à l’âge de 49 ans, elle a obtenu son doctorat de l’Université de Chicago, en moins de la moitié du temps habituel. Il s’est écoulé une autre décennie avant que la CGC lui accorde une promotion à titre de géologue associée et ce n’est qu’après avoir été officiellement promue au titre de géologue, en 1944, que ses confrères ont commencé à l'appeler « Dr. Wilson ». Elle a atteint l’âge de retraite obligatoire moins de deux ans plus tard, mais a conservé son bureau à la CGC.

Entre-temps, d’autres avaient reconnu son travail novateur sur les vallées de l’Outaouais et du Saint-Laurent, qui s’est poursuivi toute sa vie durant. Elle a été l’une des deux premières femmes élues fellows de la Société royale géographique du Canada (en 1930), a été admise à l’Ordre de l’Empire britannique (en 1935), et a été la première femme élue fellow de la Société royale géographique du Canada (en 1938). Après avoir pris sa retraite, elle a continué de publier des travaux universitaires ainsi qu’un livre pour enfants remarquable intitulé The Earth Beneath Our Feet, travaillé en qualité de géologue consultante, donné des conférences à l’Université Carleton et encadré une génération de jeunes géologues.
 
*Alice E Wilson faisait partie des dix explorateurs célébrés par le Fellow de la SGRC et artiste contemporain réputé, Chris Cran, dans son exposition Explore, présentée jusqu’au 15 septembre au 50, promenade Sussex. Pour obtenir de plus amples renseignements sur cet artiste et son art ainsi que sur la vie de ces membres remarquables de la SGRC, veuillez consulter la brochure de l’exposition.


Fellows dans l'actualité

NOTE : Les contributions des fellows sont publiées dans la langue où elles sont soumises.

AMBROSE, Shelley

Image: The Walrus

The Walrus Talks is a national series of events about Canada and its place in the world. Each event features a group of seven scholars, writers, performers, scientists, artists and business leaders who have seven minutes each to tackle an aspect of our chosen topic. The speakers reflect a range of experiences and viewpoints, but have one thing in common: the desire for real conversation about issues that affect the future of Canada.

Upcoming Walrus Talks events include “Success” (“Exploring how success is defined, how individual and collective growth can strengthen communities,” in Toronto, Sept. 20), “Cannabis” (“The new realities of cannabis in a post-legalization Canada — business, health, society, trends and more,” in Ottawa, Oct. 16) and “Disruption” (“The rapidly changing landscapes of technology, learning, research, identity, and more,” in Calgary, Oct. 22).

For tickets and information about all upcoming Walrus Talks, please visit thewalrus.ca/events. Fellows of The Royal Canadian Geographical Society can use the promotional code “RCGS” to get 50 per cent off the general admission ticket price.

BIRD, David

Photo: Tyler Massicotte/Can Geo Photo Club

“Team Canada jay,” led by David Bird, received some very exciting news recently. The North American Classification Committee has accepted the proposal authored by Dan Strickland, Carla Cicero, Ryan Norris, Theresa Burg, David Bird, Michel Gosselin and Ken Otter submitted on Dec. 29, 2017, to restore “Canada jay” as the official English name of Perisoreus canadensis. The vote was almost unanimous — nine of 10 members in favour.

The formal announcement was published in the 59th supplement to the Check-list of North American Birds in the July issue of The Auk, and the news spread like wildfire in the Canadian ornithological and birding community. This is a major development, because it will help our cause to establish the Canada jay as the National Bird of Canada. This is the Year of the Bird, and perhaps the federal government will look upon this development favourably to make the announcement we all want to hear — hopefully on the occasion of the International Ornithological Congress being held in Vancouver this August. Team Canada Jay owes a tremendous amount of gratitude to Dan Strickland, the brainchild of the proposal who doggedly pursued this quest to get the bird’s old name back.

BONDAR, Roberta, Alan Latourelle, Tim MacDonald, and Beverley McLachlin

The insignia of the Order of Canada, Member (on left) and Companion. (Photo: Office of the Secretary to the Governor General)

Four RCGS Fellows were appointed to or raised within the Order of Canada by Rideau Hall on June 29. Of these, Alan Latourelle, of Ottawa, and Tim MacDonald, of Stratford, Ont., were inducted as Members, while RCGS Honorary Vice-President Roberta Bondar and the Right Honourable Beverley McLachlin were named Companions, the highest honour within the Order.

BRITNELL, Jett

Photo: Jett Britnell

Jett Britnell was invited in early May to author an adventure travel column for Luxe Beat Magazine. His first article was “Third Age Expeditions: An Explorer’s Life Laid Bare,” and his second piece, “A Fish Called Emma: Bahamas Tiger Shark Diving,” was just published. Read these and more in his column, Third Age Expeditions.

BURDEN, George

Photo: George Burden

George Burden of Seabegs was recently selected by Chief Peter Noel Lamont to represent Clan Lamont on the Standing Council of Scottish Chiefs in Edinburgh. The council, which comprises the chiefs or appointed representatives of the Scottish Highland Clans, is the authoritative body for the Scottish clan system. Burden had previously served as the Clan Lamont’s Canadian lieutenant, and continues to hold this position.

BUTLER, Dave

Photo: Dundurn Press

In late May, Full Curl by B.C.-based Fellow Dave Butler won the 2018 Arthur Ellis Award for Best First Crime Novel last night at the Arthur Ellis Awards Gala in Toronto. This annual award by Crime Writers of Canada recognizes the best in mystery, crime, and suspense writing in fiction and non-fiction by Canadian writers.

Published in September 2017, Full Curl is the first book in the Jenny Willson Mystery Series that features park warden Jenny Willson, who is known for saying what others can’t or won’t. Full Curl is also currently nominated for the 2018 Kobo Emerging Writer Prize in the mystery category. No Place for Wolverines, Butler’s next novel in the Jenny Willson mystery series, will be published by Dundurn Press in October 2018.

BYNG, David

Youth in the Ocean Bridge project remove plastic debris from the intertidal zone of a beach on Haida Gwaii. (Photo: Dave Byng/Ocean Bridge)

In May, David Byng travelled to Haida Gwaii with 40 youth from across Canada as part of Ocean Wise’s team supporting the Ocean Bridge conservation project, which he photographed and documented. Byng, who retired as British Columbia’s deputy minister of education last summer, and who lived on Haida Gwaii for five years, says it was a special pleasure to return with Canadian youth, who were able to see the archipelago’s magic with fresh eyes while delivering their own marine conservation and ocean literacy projects to the islands.

Later in the summer, he led another scientific expedition to Fiji that focused on supporting Indigenous Fijian families and the Fijian government as they consider the creation of a national park. This space would protect some of the world’s most diverse and unique ecosystems and encourage local economic activity in a place struggling with the impacts of climate change (as are many South Pacific islands). While in Fiji, Byng documented the expedition for Operation Wallacea, as well as the impacts of climate change in Fiji for the Asia Pacific Foundation of Canada.

DODDS, Klaus

Photo: Reaktion Books

Ice has played a prominent role in the history of the earth and its living communities for millennia. We have had fun with and on ice, battled over ice, imagined ice, struggled with ice and made money out of ice. It has transformed our relationship with food, and our engagement with ice has been captured in art, literature, popular film and television, as well as made manifest in sport and leisure. Our lakes, mountains and coastlines have been indelibly shaped by the advance and retreat of ice and snow. Beyond planet Earth, ice can be found in meteors, planets and moons, and scientists think that ice-rich asteroids played a pivotal role in bringing water to Earth. 

In Ice: Nature and Culture, Klaus Dodds provides a wide-ranging exploration of the cultural, natural and geopolitical history of ice, revealing how throughout history human communities have made sense of ice. For those who are intrigued about our relationship with ice, this book will provide an informative and thought-provoking guide.

DOWDESWELL, Julian

Researchers probe the edge of Antarctica’s Larsen C Ice Shelf from the SA Agulhas II, which in February 2019 will carry scientists on the Weddell Sea Expedition. (Photo: Weddell Sea Expedition)

Julian Dowdeswell, glaciologist and director of the Scott Polar Research Institute and professor of physical geography at the University of Cambridge, England, was in May awarded a Fellowship in the Learned Society of Wales, a national academy of science and letters similar to the Royal Society of Canada, in recognition of his academic achievements.

Dowdeswell, who has studied Arctic regions from Svalbard and Russia’s Franz Josef Land to Iceland and Ellesmere Island, will in February 2019 head south to Antarctica to lead the international Weddell Sea Expedition. There, researchers will study the Larsen C Ice Shelf, which in July 2017 calved one of the largest icebergs ever recorded, and will also attempt to determine the exact location on the seafloor of Endurance, British explorer Ernest Shackleton’s lost ship.

DYE, Beth

Beth Dye (right) with Lynn Moorman (centre) and Chantal Déry, events coordinator for iGEO and another RCGS Fellow. (Photo: Beth Dye)

Congratulations to RCGS board member Lynn Moorman and former board member Beth Dye for successfully co-chairing the International Geography Olympiad 2018 in Quebec City in August. As Fellows of the RCGS, Moorman and Dye are dedicated to making Canada better known to all. iGeo 2018 hosted 43 teams from countries around the world for seven days, and Moorman and Dye worked tirelessly (along with Matthew Hatvany from Université Laval, the host institution) to ensure that all aspects of this geography competition for 16 to 19 year olds transpired without a hitch.

Canada fielded a team for the first time with great success: all team members earned a medal, with Team Canada placing second in the poster session competition. The 2018 iGeo theme, “Appreciating Landscape,” enabled organizers to create a dynamic geographical program. Students competed individually in a three hour written exam, a fieldwork exercise in Baie St. Paul followed by a fieldwork exam, and a multimedia test examining spatial aspects of geography. Moorman and Dye would like to thank the RCGS for its support of this initiative and in particular, Ellen Curtis, Sara Black and Andrea Buchholz, who were instrumental in supporting iGEO and Team Canada. Next year’s iGEO will be held in Hong Kong, July 30- Aug 5, and Canada will hopefully send a team.

Photo: The Ocean Geographic Society

EATON, Susan R.

In July, the Ocean Geographic Society named Susan R. Eaton one of the most influential women in conservation who have inspired and influenced thousands to take greater care of our ocean planet. Ocean Geographic’s “Ocean’s Best” issue features Susan alongside 17 other women, all selected based on the effectiveness of their conservation spirit, the strength of their influence and their ability to empower and inspire the masses.

Bravo to these recipients who inspire us with their strength, passion and unwavering commitment to affect change: Joanna Lawrenson Ruxton, Liz Taylor, Sylvia A. Earle, Ria Tan, Jillian Morris Brake, Valerie Taylor, Sharon Kwok, Esther An, Emily Penn, Lesley Rochat, Sacha Dench, Cristina Goettsch Mittermeier, Angelique Batuna Charlton, Tracey Read, Heidi Taylor, Annie Crawley, Ali Hood, Natalie Isaacs and Susan R. Eaton.

FARLEY, Mike and Janet Ruest

Photo: iGeo

Teachers Janet Ruest and Mike Farley kept busy this summer helping prepare Team Canada for the International Geography Olympiad (iGeo) that took place in Quebec City from July 31-Aug. 6. Each year, the iGeo attracts the top 16- to 19-year-old geography students from about 50 countries around the world. 

Team Canada’s members — Ben Woodward and Zhongtian Wang from London, Jack Cheng from Calgary, and Malhaar Moharir from Toronto — did not disappoint, claiming two silver and two bronze individual medals, as well as a team silver in the iGeo poster competition, for which they created a piece on the geographical significance of the Grand Banks of Newfoundland. Even though the iGeo has been running since 1996, this was both the first year that Canada hosted the event and fielded a team.

FOURNIER, Jean

Left to right: Johanne Jean, president of le réseau des Universités du Québec, Jean Fournier and Daniel MacMahon, rector of the Université du Québec à Trois-Rivières. (Photo: Jean Fournier)

Le 9 juin, l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a décerné un doctorat honorifique à l’ancien gouverneur de la SGRC, Jean Fournier. Le doctorat honorifique de l’UQTR est octroyé à une personne reconnue hors du cadre universitaire, mais ayant témoigné des valeurs éducatives de l’établissement et qui a fait avancer la contribution scientifique, sociale, humanitaire, culturelle et artistique de ses valeurs.

Fournier, actuellement président provincial du Conseil de liaison des Forces canadiennes, a commencé sa carrière comme avocat, mais a fini par prendre la direction de l’entreprise familiale et il a amené le Groupe Fournier à devenir une des plus importantes companies privées d’arboriculture au Canada. Il a présidé de nombreux conseils durant sa carrière, notamment Conservation de la nature Canada et plusieurs dans la région de Trois-Rivières, entre autres la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières, l’Administration portuaire de Trois-Rivières, l’Aéroport de Trois-Rivières, l’organisation des Fêtes du 375 e anniversaire de fondation de la Ville de Trois-Rivières et le conseil de l’UQTR lui-même.

GILARDINI, Daisy

Photo: Daisy Gilardini

RCGS Photographer-in-Residence Daisy Gilardini is honoured to announce that her image “Motherhood” won the Nature category of the IPA International Photography Awards “One-Shot: Harmony” competition.

Gilardini was also elected as the latest Greenpeace Antarctic Ambassador. Read what she has to say about protecting Antarctica and the role of photography in conservation in this interview by Pete Speller.

Photo: Jill Heinerth

HEINERTH, Jill

Thanks to The W. Garfield Weston Foundation, RCGS Explorer-in-Residence Jill Heinerth has been continuing her travels across Canada to speak to school kids about geography and exploration. One teacher wrote, “The kids were captivated and the adults were blown away by her stories of amazing feats and world firsts.”

Heinerth has been busy on the media front with appearances and radio broadcasts on CBC and a kid’s program called “My Job Rocks.” She is currently filming in the Arctic for a Nature of Things documentary on climate change. Her expeditionary work this year takes her on a journey called “Underwater Canada” where she will try to reach each territory and province to dive into locations that tell the story of Canada’s water resources.

HENDERSON, Charles M.

Charles Henderson in the field near Las Cruces, New Mexico (left); amphibian tracks and tail drags. (Photos: Charles Henderson)

In May 2018, Charles Henderson was voted a Fellow of the Geological Society of America based on scientific achievements over the course of his 29-year career. His research is international in scope and he collaborates with researchers around the world, but particularly in the United States and China. He has also spent many field seasons in the Canadian Arctic Islands and works on unconventional resource plays (e.g., the Montney Formation) in Western Canada. He has mentored 36 undergraduate students for their senior theses, 36 graduate students (25 MSc, 11 PhD), and six post-doctoral fellows at the University of Calgary.

His research continues on Late Paleozoic to Triassic conodonts, with projects ranging from the biologic affinity of this early vertebrate group to the relative dating or biostratigraphy of events recorded in the rock record. Recent fieldwork in New Mexico uncovered Lower Permian marine limestones punctuating otherwise terrestrial red bed deposits, helpful in refining and completing the Geologic Time Scale through dating of conodont fossils. It also uncovered amphibian and sail-back reptile tracks of uncertain exact age; the evolution of various conodont species will provide the time clock to answer this question.

KNIGHT, Melanie

Photo: Canadian Press (published in the National Post)

Melanie Knight took up a 30-day challenge in March to spend 10 minutes every day collecting litter — while “plogging,” a Swedish-born phenomenon that combines the terms “jogging” and plocka upp (simply meaning “pick up”), and the environmental and social benefits of taking trash off the streets while exercising. Knight, a marine biologist, founder of the Petty Harbour Mini Aquarium, south of St. John’s, N.L., and a dedicated runner, documented her activity on Instagram with the #10minutetidy hashtag.

LASSELIN, Nathalie

Photo: Nathalie Lasselin

Nathalie Lasselin’s ongoing Urban Water Odyssey expedition is not only about discovering and documenting the Saint Lawrence River, a body of water that divers don’t explore, but knowing more about its state. One part of the mission is to cover more than 350 kilometres while taking samples of sediment and water to analyze the presence of emerging contaminants (more than 50 different contaminants are studied by scientific researchers collaborating with Lasselin). In between those dives, she leads her team to various locations to clean the river bed in Montreal, removing more than 300 kilograms of debris from the water at each stop. This is a great opportunity for her team to share with locals information about these efforts to protect the water (80 per cent of drinking water in Montreal comes from the St. Lawrence River, and 100 per cent goes back after treatment). 

To conclude the 2018 mission in September, Lasselin will undertake something never before attempted — travelling more than 70 kilometres in a single dive from one end of Montreal Island to the other, passing though rapids and more. Click here to follow the story, or visit the official Facebook page.

LEVASSEUR, Gilles

On June 6, Gilles LeVasseur, a professor at the University of Ottawa, was awarded the 2018 Associated Medical Services Incorporated/John Hodgson award of excellence in charity and not-for-profit law.

LOCKE, Harvey

Photo: Harvey Locke

Harvey Locke received an honorary doctorate from the University of Calgary’s faculty of science on June 7. Co-founder of the Yellowstone to Yukon conservation initiative and of the Nature Needs Half movement, a writer and photographer, Locke has played a leadership role in many successful conservation campaigns, including stopping commercial logging in Wood Buffalo National Park, the six-fold expansion of Nahanni National Park Reserve, the creation of Spray Lakes Provincial Park, Bow Valley and Bob Creek Wildland Provincial Parks, the full protection of Willmore Wilderness Park from industrial activity, and continues to work on the campaign to protect the Flathead Valley in British Columbia. He has also been very involved in protecting key parcels of private land for wildlife movement in both Canada and the U.S., promoting highway crossing structures for wildlife, and bringing wild plains bison back to Banff National Park. Locke has been named one of Canada’s leaders for the 21st century by Time Magazine and recognized with a number of awards for his work.

MCCANN, Larry

Photo: Larry McCann/Planning West

In late 2017, Larry McCann was made an honorary member of the Planning Institute of British Columbia and the Yukon “for his exceptional teaching and mentoring of countless students who went on to pursue graduate degrees in planning.” McCann, a professor emeritus of the University of Victoria’s geography department, authored and co-authored more than 70 papers and edited 10 books about Canadian geography during his time at UVic, and is most recently the author of Imagining Uplands: John Olmsted’s Masterpiece of Residential Design, about “the efforts of the American landscape architect John Charles Olmsted to create an ideal and enduring subdivision on the suburban frontier of Victoria, British Columbia.”

MOORMAN, Lynn

Photo: Lynn Moorman

In June, RCGS Governor Lynn Moorman was recognized for her outstanding achievements in the Canadian geospatial community when she was named Influencer of the Year for Canada’s Geospatial Industry by TECTERRA, the government-funded non-profit organization that supports the growth of the geomatics industry in Canada by helping start-ups and small and medium-sized companies develop and commercialize.

“It’s a privilege to work in the geospatial industry, which contributes 19,000 jobs and 2.3 billion to the Canadian economy, delivers incredible innovation and has a great impact on our daily lives,” said Moorman following the awards ceremony. “Last night I was honoured as Influencer of the Year for this industry: educating people to use and work with geospatial technologies and data has been my mission for nearly 30 years, and this recognition from industry is profound. Thank you, TECTERRA for your support, for celebrating our industry AND recognizing the importance of education.”

OSBORNE, Neil Ever

Photo: Neil Ever Osborne

Positioned at the convergence of documentary and art, the work of Neil Ever Osborne examines the complex, troubled, yet inextricable link between people and planet with the aim of protecting our only shared home. His exhibit HOME:, which ran in May at Toronto’s Berenson Fine Art gallery, celebrates wilderness and the underappreciated benefits it provides to all of us. It attempts to demystify the foreignness of such natural worlds, and of nature in general, and replace the very idea of “the environment” with a concept more accessible and relatable to each of us: a healthy home. These images — a caged orangutan, a road slashed through a forest, a venerable grizzly bear in its sanctuary — depict this concept of a shared yet threatened home with honesty and optimism.

In the modern world, terms such as “environment” and “conservation” have lost their meaning. Despite this, the discussion around these concepts must continue because so many of our social concerns are the direct result of an unhealthy planet. In HOME:, we witness a nonverbal language at work. Osborne’s images reverberate with echoes from the depths of wilderness — and the encroaching proximity of humanity’s ubiquitous presence — capturing through his unique vision these stories of home.

PATTERSON, Carol

Okanagan’s Off The Grid Organic Winery, one of the vineyards featured in Patterson’s RoadStories article. (Photo: Carol Patterson)

Carol Patterson was honoured in May by the Travel Media Association of Canada with second place in Best Environmental/Responsible Tourism Feature for a story about the Great Bear Rainforest written for for BC Ferries’ onBoard magazine. Patterson also had stories published by RoadStories.ca on acoustical monitoring being undertaken by a Victoria whale watching company and sustainability initiatives of several Okanagan wineries.

PLATAKIS, Darren

Photo: treeOcode Niagara

Geospatial Niagara is happy to announce that the City of St. Catharines has officially become a member of treeOcode Niagara. With a municipal inventory of more than 46,000 trees, the city and its residents can see the impact that the urban forest has on the community in terms of eco-benefits. St. Catharines’ trees provide more than $2.7 million in eco-benefits annually, including the removal of more than 8.4 million kilograms of CO2. The goal is to create a program to take to the schools, and to encourage residents to contribute information about trees on their own properties. 

The GeoNiagara Radio show, which airs on CFBU 103.7 FM Brock Radio, wrapped up Season 2 with their June episode and look forward to coming back in September with Season 3. We want to encourage other Fellows to get engaged with the radio show to share their work and information about their projects. Those interested please contact Darren@geospatialniagara.com. Educators are encouraged to download episodes to use in the classroom.

Representatives of Geospatial Niagara recently made a presentation to the Niagara Region Planning and Economic Development Committee on their “Ohnia-kara Aspiring UNESCO Global Geopark project,” and were greeted with great interest, which generated a number of interviews with radio and print. The project continues to move forward.

REED, Maureen G.

Maureen Reed and James Robson, UNESCO Biocultural Diversity, Sustainability, Reconciliation and Renewal co-chairs. (Photo: Maureen Reed)

The University of Saskatchewan has been awarded a Chair in Biocultural Diversity, Sustainability, Reconciliation and Renewal by UNESCO. The chair will work in partnership with international organizations and communities across Canada, in Latin America and in South Africa to effectively combine Indigenous and Western knowledge to promote productive and biodiverse landscapes and territories.

The chair is held jointly by professor and RCGS Fellow Maureen Reed and assistant professor James Robson — both faculty members in the School of Environment and Sustainability recognized as distinguished scholars in the fields of environmental governance and sustainability and in fostering relationships with Indigenous peoples to advance sustainability. Since 2010, Reed has been a part of the national advisory committee Man and the Biosphere Reserve — Canada, providing guidance to UNESCO on managing its Biosphere Reserves program.

SCHABER, Wally

Photos: Wally Schaber

Fellow Wally Schaber has founded an informal not-for-profit group to help maintain the campsites and portages along Quebec’s protected wild Rivière Dumoine. Last year, they installed thunderboxes (outhouses) along the main river campsites; this year they are rebuilding the boardwalks along the La Grande Chute portage. If you’d like to follow along, visit the FORM Friends of Riviere Du Moine page on Facebook. If you’d like to donate time or money, contact Wally at wallyschaber@primus.ca.

TERRY, Mark

Mark Terry in Iceland. (Photo: Mark Terry)

In July, Mark Terry travelled to Iceland as the Scientist-in-Residence on Adventure Canada’s circumnavigation of the island. While there, he continued his PhD research in “geodoc” filmmaking, shooting climate research, impacts and interviews with researchers based in Iceland. The film fragments, or “mini-docs,” are geolocated on a digital map of the world according to the exact longitude and latitude of where the footage was shot. The project is an official partner program of the United Nations Climate Change Secretariat and Canada’s Ministry of the Environment and Climate Change.

The Iceland videos will be screened at the COP24 conference in Katowice, Poland, this December, and Terry will also be using the footage to make a documentary television special called The Changing Face of Iceland. This represents the third installment in his trilogy of polar films on climate change, the other two being The Antarctica Challenge: A Global Warning (2009) and The Polar Explorer (2010).

TRÉPANIER, Cory

Image: Cory Trépanier

In support of his international Into the Arctic exhibition tour, which has expanded from two to four years, Cory Trépanier headed back to the Arctic on July 15. For the first two weeks he hiked and painted for more than 100 kilometres in the dramatic landscapes of Auyuittuq National Park on Baffin Island, accompanied by his daughter Sydney. Trépanier was then joined by his wife Janet, collectors and other guests aboard a One Ocean Expeditions vessel for 11 days on an Arctic discovery voyage.

A major goal during the hike was to paint Mount Asgard. On his first journey to Baffin in 2007, this majestic mountain was highlighted on his map, but due to unexpected travel conditions he never reached it. Instead, he focused his energies on another incredible peak —which led to his 5x9-foot Mount Thor painting. Now he is returning to Auyuittuq National Park to at long last come face to face with Asgard, and to find a view for one more major work: a companion piece for his Thor painting. Trépanier shared the journey through social media and his Into the Arctic project website.

WARD, Meghan J.

Photo: Meghan J. Ward

RCGS fellow Meghan J. Ward (co-publisher/founder at Crowfoot Media) is proud to announce that they have recently launched Volume 3 of the Canadian Rockies Annual, an archival-quality mountain culture magazine that combines captivating storytelling with striking visuals and beautiful design. Each issue takes the reader on a journey through the Canadian Rockies’ cultural landscape, and delves into the dynamic forces that impact our lives in the mountains.

Inside volume 3

  • Brush up on the language of fighting wildfires with Niki Wilson
  • Rewind back a century to Banff during the First World War with Meghan J. Ward
  • Remember visionary alpinist, Marc-André Leclerc, with Bernadette McDonald
  • Join the debate on saving one species over another with Ryan Stuart
  • Follow dancers and drummers on the powwow trail with Colette Derworiz
  • Browse photos from Ryan Creary, Paul Zizka, Wayne Simpson and more!

WILSON, Hap

Photo: Hap Wilson

During the 2018 field season, Hap Wilson will be carrying the RCGS Expeditions flag into northern Manitoba, where he will be field-researching several tributaries flowing into the North Seal River on a two-month mapping expedition made in partnership with Travel Manitoba and Gangler’s North Seal River Lodge. The world’s longest esker — the Robertson Esker — and several other eskers are part of the cultural research.

Wilson’s latest book, River of Fire, has been shortlisted for the Northern Lit Awards.

WILTON, Derek

Image: Geoscience Canada

“Albert Peter Low in Labrador — A Tale of Iron and Irony,” Derek Wilton’s article about geologist, explorer and former Geological Survey of Canada director A.P. Low’s 1892-3 expedition through Labrador, was published in the most recent edition of Geoscience Canada. The 15-month expedition, undertaken by Low along with his senior assistant D.I.V. Eaton and four Indigenous assistants, covered more than 8,700 kilometres on the Labrador Peninsula, then perceived as one of the last great unexplored wilderness areas of North America. Besides vastly improving our knowledge of the peninsula’s natural history and producing the first geological maps of the region, the expedition had important economic results, including documentation of the vast iron ore deposits of western Labrador.

WINDH, Jacqueline

Jacqueline Windh giving her TEDx talk (left) and the dismantling of the Magellan blue whale carcass. (Photos: Jacqueline Windh)

Jacqueline Windh gave a TEDx talk in April, 2018, weaving her background as a PhD Earth scientist with her life experience as a squatter on a tiny island off the west coast of British Columbia. Her talk argues that how we are living today is not “normal” — putting a unique and personal slant on oft-repeated environmental messaging.

Jacqueline spent much of this spring sorting through photos from her recent expedition to Patagonia. Her article about a blue whale that washed up in Magellan Strait — the southernmost known stranding of this endangered species — was published in Hakai Magazine. Her current photographic projects relate to hummingbirds and the wild orchids of Vancouver Island.

WYATT ANDERSON, Connie

In May, Connie Wyatt Anderson was honoured by the University of Manitoba with a Students’ Teacher Recognition for Significant Contributions to Excellence in Teaching. The award gives outstanding graduating students the opportunity to honour teachers who have made important contributions to their education. Recognizing that academic growth and development occurs over many years, the outstanding student recognizes two teachers: one from the years between Kindergarten and Grade 12, and one from the University of Manitoba. Each student speaks about the impact these teachers have made on their lives. Graduating student Alycia Lathlin-Monias nominated Wyatt Anderson, her former high school geography/history teacher.

As chair of the Geographical Names Board of Canada, Wyatt Anderson delivered the keynote address — speaking on Indigenous toponomy — on at the Ministers of Culture and Heritage meetings (for federal, provincial and territorial ministers) in Yellowknife on June 19.



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